Français en classe
Tle · Textes narratifs

Diderot, Jacques le fataliste

Le roman et son lecteur : histoires enchâssées, narrateur et lecteur

Créé en janvier 2008
1Présentation

La séquence en un coup d'œil

Diderot, Jacques le fataliste : le roman et son lecteur

Cette séquence de Terminale littéraire porte sur une œuvre intégrale au programme de l'année 2007-2008 : Jacques le fataliste et son maître de Denis Diderot. Le roman raconte un voyage de huit journées, mais le voyage n'est qu'un fil : Jacques entreprend l'histoire de ses amours, sans cesse interrompue, l'hôtesse du Grand-Cerf, le maître, le marquis des Arcis prennent tour à tour la parole, et le narrateur ne cesse de s'adresser à son lecteur pour lui rappeler qu'il pourrait raconter tout autre chose. D'où la question qui sert de fil rouge : quel roman Diderot écrit-il, et quelle place fait-il à son lecteur ?

Le travail part d'un TD de lecture qui vérifie la connaissance de l'œuvre, puis d'un tableau de la structure du roman, journée par journée. Il se poursuit par trois études transversales : la synthèse sur les histoires (diversité, unité, ordre ou désordre), l'histoire de Mme de La Pommeraye, la théâtralité du roman. Il prépare enfin l'épreuve écrite de littérature et l'oral du baccalauréat. Les documents ne donnent pas l'ordre des séances : celui qui suit est reconstitué d'après leur contenu et leurs dates (janvier 2008).

Fiche enseignant
Intitulé
Diderot, Jacques le fataliste : le roman et son lecteur
Programme
Terminale L, enseignement de littérature, œuvre intégrale au programme de 2007-2008
Œuvre intégrale
Denis Diderot, Jacques le fataliste et son maître (édition Folio pour le tableau de la structure ; édition de la Bibliothèque Gallimard pour le TD)
Période
Janvier 2008 (TL)
Durée
Six séances environ, plus les devoirs et la préparation de l'oral
Fil rouge
Un roman qui se fait sous les yeux du lecteur : récits enchâssés, interruptions, commentaires du narrateur

Le parcours

N°DominanteSupportNotions
1Connaître l'œuvreTD de vingt-trois questions sur tout le romanRelevé, repérage dans le livre
2La structure du romanTableau des huit journéesRécit-cadre, récits enchâssés
3Le narrateur et son lecteurPrologue, interventions du narrateur, épilogueCommentaires du narrateur, jeu avec le lecteur
4Les histoires : diversité et unitéSynthèse sur les histoiresRoman polyphonique, rhapsode
5L'histoire de Mme de La PommerayeLe récit de l'hôtesse du Grand-CerfMise en abyme, apologue
6La théâtralité de JacquesDialogues, couple maître-valet, scènesDialogue, didascalie, comédie
7Préparer le bacSujets de devoirs, questions d'oralDissertation, oral de TL

Les passages de référence

PassageJournéePages (Folio)
Le prologue : la liberté du romancier, la curiosité du lecteur1re journéep. 38
« Il est évident que je ne fais pas un roman »2e journéep. 47, 49, 56
Le convoi funèbre du capitaine3e journéep. 77-88
La chienne Nicole : le quiproquo4e journéep. 123-127
L'histoire de Mme de La Pommeraye et du marquis des Arcis5e journéep. 143-150 et 160-197
La dispute de Jacques et de son maître6e journéep. 206-212
Les amours du maître : Saint-Ouin et Agathe7e journéep. 266-295, 311-316
L'épilogue : trois fins possibles8e journéep. 325-330
2Séance 1 · TD

Connaître l'œuvre

Un TD de lecture sur l'ensemble du roman

Le TD « Connaître l'œuvre » (15 janvier 2008) vérifie la lecture intégrale du roman : ses vingt-trois questions suivent à peu près l'ordre du livre, du premier épisode à l'épilogue.

Carte mentale de l'étapefatalismeVoir dans le Lexique →
3Séance 2 · Structure

Huit journées, quatre fils

Le tableau de la structure de Jacques le fataliste (édition Folio)

Pour se repérer dans un roman qui semble avancer au hasard, la classe dresse un tableau en quatre colonnes. La première suit le voyage de Jacques et de son maître, journée par journée ; la deuxième, l'histoire des amours de Jacques, en sept épisodes ; la troisième, les autres récits enchâssés ; la quatrième, les commentaires du narrateur. Les pages renvoient à l'édition Folio.

Des brigands au château mystérieux : journées 1 à 4

Le voyageLes amours de JacquesAutres récits enchâssésCommentaires du narrateur
1re journée (p. 35-43). Jacques raconte l'histoire de ses amours à son maître, plusieurs fois interrompue. Le soir, ils affrontent des brigands.Épisode 1 : Jacques, blessé au genou, arrive à la maison du paysan (p. 37-41).–Prologue : interrogations et commentaire sur la liberté du romancier et la curiosité du lecteur (p. 38).
2e journée (p. 44-58). Suite du voyage, halte à Conches.Épisode 2 : arrivée des chirurgiens (p. 48-49) ; nuit chez le couple de paysans (p. 50-55).–« Il est évident que je ne fais pas un roman » (p. 47, 49, 56) ; portrait du maître (p. 59).
3e journée (p. 59-106). Vols de la montre, de la bourse et du cheval (p. 56-65) ; énigme du convoi funèbre du capitaine (p. 77-88). Mésaventures de Jacques avec son cheval : par trois fois, il est conduit aux fourches patibulaires (p. 78, 93, 99, 105).Épisode 3 : arrivée du chirurgien (p. 68-71) ; Jacques entre en pension chez lui (p. 86-87).Jacques raconte l'histoire de son frère Jean et du père Ange (p. 75-81), puis celle de son capitaine : l'anecdote de Le Pelletier (p. 90-92), la relation du capitaine avec son ami (p. 94-98).L'histoire du poète de Pondichéry (p. 71-72) ; une fable d'Ésope (p. 83-84) ; les histoires de Gousse (p. 99-103) ; réflexion sur l'esprit de chevalerie (p. 103-105).
4e journée (p. 106-132). Chez le bourreau : discussion sur la superstition (p. 109-112). Jacques reprend l'histoire de ses amours. Au gîte, où dînent deux hommes : quiproquo sur la chienne Nicole (p. 123-127).Épisode 4 : Jacques est escroqué par le chirurgien, aide une femme ruinée et rencontre des brigands (p. 112-120) ; il est mystérieusement invité dans un château (p. 126).À propos de la superstition, le maître raconte la mort de Socrate (p. 109) et l'histoire de l'anneau brisé (p. 111).Histoire de Gousse en prison (p. 120-122) ; histoire du pâtissier et de la pâtissière (p. 128-132).

De l'auberge du Grand-Cerf à la prison : journées 5 à 8

Le voyageLes amours de JacquesAutres récits enchâssésCommentaires du narrateur
5e journée (p. 132-201). Jacques et son maître restent à l'auberge du Grand-Cerf. L'hôte se fait extorquer de l'argent (p. 135-138). Soirée avec l'hôtesse, à boire : elle raconte l'histoire de l'un des deux hommes ; quand elle s'absente, Jacques reprend la parole. Il finit ivre (p. 139-201).Épisode 5 : départ de Jacques au château (p. 133).L'hôtesse raconte l'histoire de Mme de La Pommeraye et du marquis des Arcis (p. 143-150 et 160-197). Au milieu, Jacques raconte la fable de la gaine et du coutelet (p. 152), puis l'histoire du camarade de son capitaine (p. 155-157).Parallèle entre l'histoire de l'hôte et Le Bourru bienfaisant (p. 138-140) ; défense de Mme de La Pommeraye (p. 198-200).
6e journée (p. 201-234). Jacques reprend l'histoire de ses amours. Sans cesse interrompu par son maître, ils se disputent (p. 206-212). Ils partent avec le marquis des Arcis et son compagnon Richard.Épisode 6 : Jacques est recueilli par Desglands et rencontre Denise (p. 203-205).Le marquis des Arcis raconte l'histoire de Richard et du père Hudson (p. 219-232).Parallèle entre le peuple et Jacques (p. 217).
7e journée (p. 234-316). Jacques et son maître continuent seuls leur route. Discussion sur « la vie à venir » (p. 234). Jacques reprend l'histoire de ses amours (p. 237-260), puis écoute son maître raconter les siennes, qu'il interrompt souvent (p. 261-307). Ils retrouvent le cheval du maître (p. 308) et couchent en route.Comment Jacques perd son pucelage avec Justine en trompant son ami Bigre (p. 237-249) ; son histoire avec dame Suzon et dame Marguerite (p. 250-260).Jacques raconte l'histoire du mari confessé de force (p. 235-237) ; le maître raconte sa rencontre avec le chevalier de Saint-Ouin et Agathe (p. 266-295 et 311-316), et au milieu l'histoire de Desglands (p. 297-303).Commentaire sur Bigre (p. 249-250) ; digression sur l'écriture de Jacques le fataliste et la lascivité en littérature (p. 260-262) ; commentaire sur l'emploi des lettres dans les romans (p. 287).
8e journée (p. 316-325). Arrivée chez la nourrice où est élevé le fils de Saint-Ouin, que le maître a accepté de reconnaître. Le maître tue le chevalier de Saint-Ouin et s'enfuit. Jacques est mené en prison.Épisode 7 : l'opération du genou, la déclaration à Denise (p. 319-322) ; dénouement hypothétique des amours de Jacques.–Épilogue (p. 325-330) : le narrateur rapporte et commente trois fins possibles.
Carte mentale de l'étaperécit enchâsséVoir dans le Lexique →
4Séance 3 · Fil rouge

« Je ne fais pas un roman »

Le narrateur, le lecteur et le roman en train de se faire

Page imprimée ancienne : le titre Jacques le fataliste et son maître, puis le début du texte
Première page de Jacques le fataliste et son maître, édition originale, Paris, Buisson, an V (1796) ✱Dès la première ligne, le narrateur s'adresse au lecteur : « Comment s'étaient-ils rencontrés ? »Domaine public · Wikimedia Commons

La quatrième colonne du tableau de la structure le montre : le narrateur de Jacques le fataliste ne se contente pas de raconter. Dès le prologue, il s'interroge à voix haute sur la liberté du romancier et sur la curiosité du lecteur ; puis il revient à plusieurs reprises sur une même affirmation, à la deuxième journée.

Il est évident que je ne fais pas un roman.

Denis Diderot, Jacques le fataliste et son maître (1796), 2e journée, éd. Folio, p. 47 (repris p. 49 et 56)

Un dialogue entre le narrateur et le lecteur

Le roman est d'abord un dialogue : entre Jacques et son maître, mais aussi entre le narrateur et le lecteur. C'est surtout le narrateur qui a la parole, mais le lecteur intervient régulièrement : il questionne, s'impatiente, proteste. Le narrateur, lui, interrompt les histoires à des moments-clefs, feint d'avoir « oublié » de décrire le lieu où se trouvent ses personnages, commente les récits des autres et va jusqu'à proposer plusieurs fins.

MomentCe que fait le narrateur
Prologue (p. 38)Il interroge et commente : la liberté du romancier, qui pourrait mener ses personnages où il veut, et la curiosité du lecteur, qui veut savoir.
2e journée (p. 47, 49, 56)Il affirme qu'il « ne fait pas un roman » ; peu après, il propose un portrait du maître (p. 59).
3e journée (p. 71-105)Il raconte lui-même des histoires : le poète de Pondichéry, Gousse ; il réfléchit sur l'esprit de chevalerie.
5e journée (p. 138-200)Il interrompt l'hôtesse, rapproche l'histoire de l'hôte du Bourru bienfaisant de Goldoni, puis prend la défense de Mme de La Pommeraye contre son lecteur.
7e journée (p. 249-287)Il commente l'histoire de Bigre, digresse sur l'écriture de Jacques le fataliste et sur la lascivité en littérature, et juge l'emploi des lettres dans les romans.
Épilogue (p. 325-330)Il rapporte et commente trois fins possibles des amours de Jacques.

Le voyage, métaphore de l'écriture

Les histoires semblent racontées au hasard des rencontres et des envies de Jacques, comme si elles étaient écrites « au fil de la plume », selon l'inspiration du moment. Le voyage de Jacques et de son maître, apparemment sans but, serait ainsi une métaphore de l'écriture du roman. Le jeu avec le lecteur devient une écriture de la surprise : l'auteur fait preuve de virtuosité en surprenant constamment son lecteur, en « brodant » autour d'un fil dont il semble s'éloigner sans jamais le perdre de vue.

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5Séance 4 · Synthèse

Diversité et unité des histoires

Ordre ou désordre ? Diderot rhapsode

Cette synthèse reprend l'ensemble des récits enchâssés relevés dans le tableau de la structure. La dimension satirique du roman et la réflexion sur le destin et la fatalité sont traitées dans les semaines suivantes.

I. Diversité et unité

1. La diversité

  • Diversité des histoires.
  • Diversité des personnages, de tous statuts sociaux.
  • Diversité des genres littéraires (fable, nouvelle) et des registres (comique, satirique, parfois pathétique).
  • Diversité des narrateurs : on peut parler de roman polyphonique.

2. L'unité

  • Des histoires d'amour, pour les trois quarts. Le thème de l'inconstance peut expliquer le choix de la forme même du récit : éloge de l'inconstance, influence du libertinage (voir la fable de la gaine et du coutelet).
  • La légèreté du récit, qui reprend souvent des situations de comédie et joue sur le quiproquo et le retournement.
  • Une œuvre fondée sur le paradoxe, de dimension philosophique : elle représente un monde non manichéen, où les frontières ne sont pas imperméables entre l'amour et la haine (Mme de La Pommeraye et le marquis des Arcis, le capitaine et son ami), le bien et le mal (Gousse), l'homme et l'animal (le quiproquo autour de la chienne Nicole), la vie et la mort (l'énigme du convoi du capitaine). C'est une écriture de la surprise, un jeu avec le lecteur.
  • La compassion : la critique Béatrice Didier y voit un thème essentiel de l'œuvre. Ainsi le maître tombe de cheval et se blesse au genou : il ne peut donc que partager les sentiments de Jacques lors de l'épisode douloureux du coup de feu. Le thème revient dans l'anecdote de Le Pelletier et dans la fin de l'histoire de Mme de La Pommeraye.

II. Ordre ou désordre ? Analyse de la structure

  • Un désordre apparent. Les histoires semblent racontées au hasard des rencontres et des envies de Jacques, comme écrites « au fil de la plume ». Le voyage, apparemment sans but, serait une métaphore de l'écriture du roman.
  • Une « unité secrète ». Certains critiques l'ont cherchée. Le récit s'organise autour de deux fils directeurs : le voyage de Jacques et de son maître, le récit des amours de Jacques. On peut y ajouter des cycles dans les récits enchâssés : le cycle de l'auberge du Grand-Cerf, autour du marquis des Arcis (histoire de Mme de La Pommeraye, histoire du père Hudson) ; le cycle de Gousse ; le cycle des amours du maître, qui rejoint le fil du voyage et permet de clore le roman.
  • L'art de la conversation. Les critiques contemporains insistent sur l'influence de cette activité à la mode dans les salons que fréquentait Diderot, notamment celui de Mme d'Épinay. L'auteur assumerait la part d'improvisation : il s'agirait de faire preuve de virtuosité en surprenant constamment le lecteur, en « brodant » autour d'un fil dont il semble s'éloigner sans jamais le perdre de vue.

Conclusion : Diderot rhapsode

Diderot se définit lui-même comme un rhapsode. Quel est le sens de cette métaphore ?

Sens du motCe qu'il dit du romancier
ÉtymologiqueCelui qui coud, qui ajuste en cousant : celui qui tisse les différents fils d'une intrigue.
HistoriqueDans la Grèce antique, le chanteur qui allait de ville en ville en récitant les poèmes homériques et épiques.
Au XVIIIe siècleUne valeur péjorative : celui qui fait une rhapsodie, un assemblage disparate de vers médiocres ou de mauvaise prose.

La métaphore est modeste, car le roman est encore un art mineur, mais elle caractérise bien le rôle de Diderot romancier.

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6Séance 5 · Étude d'un épisode

L'histoire de Mme de La Pommeraye

Le récit de l'hôtesse du Grand-Cerf (5e journée, p. 143-197)

Lithographie en couleurs : deux hommes attablés écoutent une femme en robe rose, près d'un escalier de bois
René Lelong, Jacques, son maître et l'hôtesse qui raconte l'histoire, lithographie, 1928 ✱À l'auberge du Grand-Cerf, l'hôtesse raconte à Jacques et à son maître l'histoire de Mme de La Pommeraye.Domaine public · Wikimedia Commons
Gravure : un homme agenouillé aux pieds d'une femme élégante assise, au visage froid
Maurice Leloir, M. des Arcis aux pieds de Mme de La Pommeraye, illustration pour Jacques le fataliste, 1884 ✱Le marquis des Arcis aux pieds de Mme de La Pommeraye, qui prépare sa vengeance.Domaine public · Wikimedia Commons

À l'auberge du Grand-Cerf, l'hôtesse raconte à Jacques et à son maître l'histoire de l'un des deux hommes qui dînaient au gîte, le marquis des Arcis. Après leur rupture, Mme de La Pommeraye met en place un stratagème qui aboutit à un mariage insolite, celui du marquis et de Mlle d'Aisnon, puis à la révélation d'une supercherie. Deux questions guident l'étude de l'épisode.

I. Un récit caractéristique de l'écriture de Jacques le fataliste ?

1. Un récit caractéristique

  • Un récit enchâssé, où l'on retrouve un écho des histoires de Jacques et de son maître. Il devient lui-même récit enchâssant quand Jacques prend la parole pour raconter la fable de la gaine et du coutelet, son enfance chez ses grands-parents et l'histoire de l'ami de son capitaine.
  • Un récit sans cesse interrompu : l'hôtesse est appelée ailleurs (« Madame ? – Qu'est-ce ? »), ou le narrateur, par fantaisie, a « oublié » de décrire le site où sont installés Jacques, son maître et l'hôtesse. Les interruptions tombent à des moments-clefs : après la rupture de Mme de La Pommeraye et du marquis des Arcis, alors que la conteuse avait annoncé le récit d'un mariage insolite.
  • Un récit commenté : commentaires nombreux de l'hôtesse, de Jacques et de son maître, puis long commentaire du narrateur.

2. Une place à part

  • Une nouvelle à l'intérieur du roman : un récit complet, assez long, avec une réelle intrigue.
  • La seule histoire de femme racontée par une femme : une réflexion sur la féminité dans un roman plutôt centré sur des personnages masculins.

Conclusion. L'épisode est une chambre d'écho, une mise en abyme de l'ensemble du roman ; mais il garde une indépendance qui explique qu'il ait pu être publié à part.

II. Quel est le sens de l'histoire de Mme de La Pommeraye ?

À propos de cette histoire, le maître de Jacques justifie son goût pour les « contes » : « ils m'instruisent et m'amusent ». Quelle instruction peut-on tirer de ce « conte » ?

1. Un réquisitoire contre Mme de La Pommeraye ?

Le résumé peut faire penser à un apologue, récit à valeur morale : Mme de La Pommeraye serait punie de sa méchanceté. C'est l'interprétation de Jacques (« Quel diable de femme ! »). Mais le maître la nuance au cours du récit : il voit aussi de la méchanceté chez le marquis des Arcis et chez Mlle Duquênoi. Le narrateur la rejette, en concluant par un long commentaire (p. 196), véritable apologie de Mme de La Pommeraye. Il avance plusieurs arguments : elle a agi de façon désintéressée ; elle s'était sacrifiée pour le marquis et a souffert de son abandon ; elle a agi avec les seuls moyens mis à la disposition des femmes.

2. Une leçon sur les femmes ?

C'est le seul récit raconté par une femme, l'hôtesse, qui prend d'emblée le parti de Mme de La Pommeraye en tant que femme. Dans son commentaire, le narrateur souligne le manque d'indulgence des hommes envers les femmes : si le lecteur ne comprend pas Mme de La Pommeraye, c'est qu'en tant qu'homme il ne parvient pas à partager la souffrance d'une femme.

Vous vous révoltez contre elle au lieu de voir que son ressentiment ne vous indigne que parce que vous êtes incapable d'en éprouver un aussi profond, ou que vous ne faites presque aucun cas de la vertu des femmes.

Denis Diderot, Jacques le fataliste et son maître, 5e journée, commentaire du narrateur (citation reprise du cours ; texte à vérifier sur l'édition)

Le lecteur juge en outre plus sévèrement Mme de La Pommeraye, qui ne blesse que l'honneur de son ancien amant, qu'il ne jugerait un homme qui se vengerait en tuant son adversaire en duel. Le narrateur semble ainsi dénoncer une injustice faite aux femmes, victimes du manque de compassion des hommes.

3. La dénonciation des abus des puissants ?

Mme de La Pommeraye apparaît comme une victime, car elle est en position de faiblesse face au marquis des Arcis : c'est une femme, veuve, blessée, qui a renoncé à son honneur par amour. Dans cette histoire, tous les personnages essaient d'utiliser leur puissance pour dominer les autres : Mme de La Pommeraye profite de la détresse de Mme Duquênoi et de sa fille ; le marquis tente d'utiliser son statut social pour séduire la jeune femme et achète la complaisance du prêtre, qui lui-même tente de jouer de son influence morale sur une jeune dévote. Seule Mlle Duquênoi n'use pas du seul pouvoir qu'elle ait, son pouvoir de séduction. On retrouve donc une portée satirique, et même politique. Le commentaire du maître souligne toutefois l'ambiguïté possible de la jeune femme : pour s'être prêtée au jeu, n'est-elle pas « aussi fausse, aussi méprisable, aussi méchante que les deux autres » ?

Conclusion. On est loin de l'apologue, car la « morale » reste ambiguë. C'est au lecteur de tirer la morale de l'histoire, en confrontant les interprétations des différents commentateurs.

Carte mentale de l'étaperécit enchâsséVoir dans le Lexique →
7Séance 6 · Étude transversale

La théâtralité de Jacques le fataliste

Un roman qui se joue comme une comédie

I. Une proximité formelle

A. La prédominance du dialogue

  • Entre le narrateur et le lecteur : c'est surtout le narrateur qui a la parole, mais le lecteur intervient régulièrement.
  • Entre Jacques et son maître : voyez l'incipit, les noms des personnages et les répliques. Les dialogues sont parfois intégrés au récit, mais la forme peut devenir très théâtrale : les noms sont placés en tête de réplique et parfois accompagnés de didascalies.
  • Entre les autres personnages : le dialogue de Gousse et de la femme du narrateur, donné comme une sorte de double de celui du Médecin malgré lui ; l'épisode du pâtissier.

B. Des personnages en actes

Le roman refuse les « portraits », forme romanesque, au profit des scènes.

II. Des personnages de théâtre

1. Le couple maître-valet

C'est un couple traditionnel de la comédie, et même de la tragédie : Dom Juan, Les Fourberies de Scapin, les comédies romaines, où un esclave est au service des amours de son maître. Jacques ressemble au valet stéréotypé : légèrement insolent (voir la scène de la dispute), très malin (c'est sa principale caractéristique, comme Scapin), accompagné de sa bouteille comme Arlequin dans la commedia dell'arte.

2. D'autres personnages de comédie

  • Les médecins (voir le cours sur la satire).
  • Le soldat fanfaron : le capitaine de Jacques rappelle Matamore dans L'Illusion comique.

3. Des personnages de tragédie ?

Certains personnages ne sont « ni tout à fait coupables, ni tout à fait innocents » : Mme de La Pommeraye, Mlle Duquênoi. Le narrateur joue alors le rôle du chœur, qui commente l'action.

III. Des scènes de théâtre

Certaines histoires semblent respecter les conventions théâtrales, unité de lieu, de temps et d'action, et proposent des variations sur des « coups de théâtre » attendus :

  • Justine, Jacques et Bigre (7e journée, p. 237-249) ;
  • le maître, Saint-Ouin et Agathe (7e journée, p. 266-295).

Conclusion. Le roman multiplie les clins d'œil au théâtre, peut-être pour « anoblir » le roman. La proximité est particulièrement nette avec la comédie, qui utilise le rire pour faire réfléchir. On peut toutefois préférer le parallèle avec l'art de la conversation (séance 4).

Carte mentale de l'étapethéâtralitéVoir dans le Lexique →
8Évaluations

Sujets de devoirs et questions d'oral

L'épreuve écrite de littérature et l'oral de Terminale L

Deux listes accompagnent la séquence : des sujets de devoirs, à traiter sous forme de réponse argumentée ou de dissertation, et les questions sur l'œuvre préparées pour l'oral du programme 2007-2008. Les documents ne comportent pas de corrigé.

AaMémento

Lexique

Les cartes mentales et les mots à connaître de la séquence, pour apprendre et réviser.

Les cartes mentales ✱

Une carte par mot important : au centre le mot, autour ses synonymes, ses contraires, sa famille, son origine, ses expressions et les œuvres où il compte. Lis-la, cache-la, puis redessine-la de mémoire.

Carte mentale ✱fatalismenom masculin
Synonymes

déterminismerésignationcroyance au destin

Antonymes

libre arbitrelibertévolonté

Dérivés

fatalisteadj. et n.fataladj.fatalementadv.fatalitén. f.

Champ lexical

destinnécessitéhasardlibertécause« grand rouleau »

Étymologie
  • fatum latin : destin, ce qui a été dit (par les dieux)
  • fari latin : parler
  • fatal, fatalité mots de la même famille
Expressions
  • « C'était écrit là-haut » : le refrain de Jacques, pour qui tout est déjà décidé
  • le grand rouleau : l'image du destin écrit d'avance chez Diderot
  • prendre les choses avec fatalisme : accepter ce qui arrive sans se révolter
Références culturelles
  • Sophocle, Œdipe roi, Ve siècle av. J.-C.Œdipe accomplit malgré lui l'oracle : tuer son père et épouser sa mère.
  • Spinoza, Éthique, 1677Spinoza soutient que tout découle nécessairement de la nature de Dieu, ce qui exclut le libre arbitre.
  • Laurence Sterne, Tristram Shandy, 1759-1767Ce roman plein de digressions est un modèle avoué de Diderot pour Jacques le fataliste.
  • Diderot, Jacques le fataliste et son maître, 1796Jacques répète, après son capitaine, que tout ce qui nous arrive ici-bas était écrit là-haut.
Carte mentale ✱récit enchâssénom masculin
Synonymes

récit dans le récitrécit encadréhistoire emboîtée

Dérivés

réciterv.récitationn. f.enchâsserv.enchâssementn. m.châssen. f.

Champ lexical

récit-cadrenarrateurShéhérazadeemboîtementconteurauditeur

Étymologie
  • capsa latin : coffre, boîte
  • châsse français : coffre à reliques
  • enchâsser français : placer dans une châsse, sertir
  • recitare latin : lire à haute voix, d'où « récit »
Expressions
  • le récit-cadre : l'histoire qui contient les autres
  • des récits emboîtés : comme des poupées russes
  • tenir en haleine : donner envie d'écouter la suite
Références culturelles
  • Boccace, Le Décaméron, vers 1350Un récit-cadre réunit dix conteurs, qui racontent chacun des nouvelles enchâssées.
  • Marguerite de Navarre, L'Heptaméron, 1559Des voyageurs bloqués par une crue se racontent des histoires, sur le modèle de Boccace.
  • Anonyme, Les Mille et Une Nuits, trad. Antoine Galland, 1704Shéhérazade enchâsse des histoires les unes dans les autres, comme les voyages de Sindbad.
  • Guy de Maupassant, La Main, 1883Un juge raconte en société une étrange affaire de main coupée : un récit dans le récit.
Carte mentale ✱narrateurnom masculin
Synonymes

conteurvoix qui raconterécitant

Antonymes

lecteurauditeur

Dérivés

narratricen. f.narrationn. f.narratifadj.narrerv.narratologien. f.

Champ lexical

auteurpersonnagepoint de vuepremière personnetroisième personnerécit

Étymologie
  • narrare latin : raconter
  • narrator latin : celui qui raconte
  • narration, narratif mots de la même famille
Expressions
  • auteur, narrateur, personnage : trois rôles à ne pas confondre
  • un narrateur personnage : il raconte sa propre histoire
  • un narrateur extérieur : il ne participe pas à l'histoire
Références culturelles
  • Anonyme, Les Mille et Une Nuits, trad. Antoine Galland, 1704Shéhérazade est la narratrice qui enchâsse des récits les uns dans les autres.
  • Charles Perrault, Histoires ou Contes du temps passé, 1697Le narrateur des contes s'adresse au lecteur et conclut chaque histoire par une moralité.
  • Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, 1943Le narrateur, aviateur tombé en panne dans le désert, raconte sa rencontre avec le petit prince.
Carte mentale ✱théâtraliténom féminin
Synonymes

mise en scènespectacledramatisation

Antonymes

naturelsobriété

Dérivés

théâtren. m.théâtraladj.théâtralementadv.théâtraliserv.théâtralisationn. f.

Champ lexical

dialoguerépliquescènedidascaliecomédiespectateur

Étymologie
  • theatron grec : lieu d'où l'on regarde
  • theasthai grec : regarder, contempler
  • théâtre, théâtral mots de la même famille
Expressions
  • un coup de théâtre : un rebondissement soudain
  • un geste théâtral : exagéré, fait pour être vu
  • le couple maître-valet : un duo hérité de la comédie
Références culturelles
  • Molière, Dom Juan, 1665Dom Juan joue sans cesse un rôle, jusqu'à l'hypocrisie qu'il revendique à l'acte V.
  • Diderot, Jacques le fataliste et son maître, 1796Le roman multiplie les dialogues et les scènes, comme au théâtre.
  • Diderot, Paradoxe sur le comédien, 1830Diderot y soutient que le grand comédien joue de sang-froid, sans éprouver ce qu'il exprime.

AaLes mots du récit

Termes à connaître pour parler de Jacques le fataliste

Les notions du cours

Roman polyphonique
Roman où la parole passe d'un narrateur à l'autre : Jacques, le maître, l'hôtesse, le marquis des Arcis, le narrateur.
Mise en abyme
Récit qui reflète, en petit, l'ensemble de l'œuvre, comme une chambre d'écho : ainsi l'histoire de Mme de La Pommeraye.
Apologue
Récit à valeur morale. Jacques s'en éloigne, car sa « morale » reste ambiguë.
Rhapsode
Celui qui coud ensemble les fils d'une intrigue ; dans la Grèce antique, le chanteur des poèmes homériques ; au XVIIIe siècle, l'auteur d'un assemblage disparate.
Registres
Comique, satirique, parfois pathétique : leur diversité fait celle des histoires.
Couple maître-valet
Couple traditionnel de la comédie (Dom Juan, Les Fourberies de Scapin) que reprennent Jacques et son maître.

D'autres mots utiles

✱
Récit-cadre, récit enchâssé
Le récit principal (le voyage) contient d'autres récits, racontés par les personnages.
Intrusion du narrateur
Moment où le narrateur sort de l'histoire pour commenter, juger ou s'adresser au lecteur.
Digression
Passage qui s'écarte du sujet principal avant d'y revenir.
Quiproquo
Malentendu qui fait prendre une personne ou une chose pour une autre (la chienne Nicole).
Didascalie
Indication de jeu placée hors des répliques, au théâtre.
Fatalisme
Doctrine selon laquelle tout ce qui arrive était écrit d'avance : c'est la philosophie de Jacques.

Sources : documents de la séquence « Jacques le fataliste » (Terminale L, 2007-2008) du dossier d'Etienne Buraud : « Jacques le fataliste structure » (8 janvier 2008), « Synthèse sur les histoires » (8 janvier 2008), « Mme de la Pommeraye » (8 janvier 2008), « La théâtralité de Jacques » (8 janvier 2008), « TD, connaître l'œuvre » (15 janvier 2008), « Sujets de devoirs » (8 janvier 2008), et la partie « Jacques le fataliste » des « Questions sur le programme 2007-2008 » (juillet 2008). Les pages renvoient à l'édition Folio. Le PDF de conférence conservé dans le dossier n'est pas repris. Ajouts signalés : encadré « L'auteur », questions « Lire le tableau », « À retenir » de la séance 3, seconde partie du mémento. Les citations de Diderot sont celles des fiches ; le texte de Diderot, du domaine public, se lit dans l'édition de la classe.

9IAPour aller plus loin

Activités avec l'IA ✱

Ces activités sont différentes des exercices du cours : elles se font avec un assistant d'intelligence artificielle, en classe ou à la maison. Elles ont été rédigées pour le site avec l'aide d'une IA (signe ✱).

Trois règles avant de commencer
  • L'IA ne fait pas le travail à ta place : tu écris d'abord, elle t'aide à vérifier ou à aller plus loin.
  • Ne donne jamais ton nom, ton établissement ni rien de personnel.
  • L'IA se trompe souvent : elle invente des citations, des dates, des faits. Vérifie toujours dans ton manuel.
1

Le narrateur te répond

En classe25 min

Objectif. Comprendre le jeu du narrateur avec le lecteur dans Jacques le fataliste (« Je ne fais pas un roman »).

  1. Relis l'« À retenir : le narrateur de Jacques ».
  2. Le professeur demande à l'IA de jouer le narrateur de Diderot.
  3. Des élèves jouent le lecteur impatient et posent des questions (« Et les amours de Jacques ? »).
  4. La classe compare les réponses de l'IA avec le vrai narrateur : retrouve-t-on son ironie et ses refus ?
À écrire à l'IA

Tu joues le narrateur de Jacques le fataliste et son maître de Diderot. Je suis ton lecteur, impatient de connaître la suite des amours de Jacques. Réponds-moi comme lui : discute, refuse de me satisfaire, montre que l'histoire pourrait aller ailleurs. Reste dans l'esprit du roman.

Garde ton esprit critique. Vérifiez que l'IA n'invente pas d'épisodes absents du roman. Comparez avec un passage précis où le narrateur s'adresse au lecteur dans votre édition.

2

Qui raconte quoi ? Vérifier le tableau

À la maison30 min

Objectif. Maîtriser la structure du roman : huit journées, quatre fils, plusieurs narrateurs.

  1. Reprends le tableau de la structure et la question du TD « Qui raconte quoi ? ».
  2. Demande à l'IA un tableau des histoires racontées et de leurs narrateurs.
  3. Compare ligne par ligne avec le tableau de la séance 2.
  4. Corrige les erreurs de l'IA en indiquant la journée exacte.
À écrire à l'IA

Dans Jacques le fataliste et son maître de Diderot, qui raconte quelles histoires ? Fais un tableau : histoire, narrateur, auditeur. Inclus les amours de Jacques, l'histoire de Mme de La Pommeraye, l'histoire du maître. Écris « à vérifier » si tu n'es pas sûr.

Garde ton esprit critique. L'IA se trompe souvent sur qui raconte l'histoire de Mme de La Pommeraye (l'hôtesse du Grand-Cerf, d'après le manuel). Vérifie chaque ligne.

3

Mme de La Pommeraye, victime ou bourreau ?

En classe ou à la maison30 min

Objectif. Débattre du jugement à porter sur Mme de La Pommeraye (5e journée).

  1. Relis les questions sur l'épisode et le stratagème de la marquise.
  2. Demande à l'IA de condamner la marquise sans nuance.
  3. Réponds-lui en t'appuyant sur le récit de l'hôtesse et sur les commentaires des auditeurs.
  4. Termine par ton propre jugement, argumenté en cinq lignes.
À écrire à l'IA

Défends en huit lignes la thèse suivante : « Dans Jacques le fataliste de Diderot, Mme de La Pommeraye est un monstre, et le roman la condamne sans appel. » Ensuite, attends mes objections tirées du texte et réponds-y.

Garde ton esprit critique. Le roman fait entendre plusieurs jugements sur la marquise. Vérifie que l'IA ne cite pas de jugement que tu ne retrouves pas dans le texte.

4

Questions d'oral sur Jacques

À la maison25 min

Objectif. S'entraîner aux questions d'oral du programme (roman d'amour ? œuvre cohérente ? dialogues ?).

  1. Choisis deux questions d'oral de la séance 7.
  2. Prépare tes réponses seul, avec deux exemples situés dans le roman.
  3. Demande à l'IA de jouer l'examinateur et de te relancer.
  4. Après l'entretien, note ce que tu dois revoir.
À écrire à l'IA

Tu es examinateur à l'oral de littérature en Terminale. L'œuvre est Jacques le fataliste et son maître de Diderot. Pose-moi la question « [écris la question choisie] », écoute ma réponse, puis relance-moi deux fois pour m'obliger à préciser mes exemples. Ne donne pas la réponse.

Garde ton esprit critique. Si l'IA te relance sur un épisode que tu ne connais pas, vérifie qu'il existe avant de l'apprendre : elle peut en inventer.

✎Pour l'enseignant

Fiches d'activité d'une heure

5 fiches avec corrigé, prêtes à photocopier

  • 16
    Huit journées, quatre filsVérifier la connaissance de l'œuvre grâce à des questions du TD, puis exploiter le tableau de la structure : frise des amours de Jacques, vocabulaire du…
  • 17
    Un narrateur qui ne fait pas un romanClasser les interventions du narrateur de Jacques le fataliste, analyser l'énonciation de sa phrase la plus célèbre, préparer un sujet de devoir sur la…
  • 18
    Diderot rhapsodeOrganiser la synthèse sur les histoires sous forme de carte mentale, comprendre la métaphore du rhapsode et le vocabulaire de la polyphonie, préparer et…
  • 19
    Plaidoyer ou réquisitoire ?Comprendre la place de l'histoire de Mme de La Pommeraye dans le roman, comparer les jugements que portent sur elle les différents commentateurs, analyser…
  • 20
    Un roman qui se joueRepérer ce que le roman emprunte au théâtre, caractériser le couple maître-valet, écrire une scène en forme de dialogue théâtral entre Jacques et son maître…

Les fiches et leurs corrigés s'ouvrent en mode enseignant.