Créé en décembre 2019Programme officielVivre en société, participer à la société · « Individu et société : confrontations de valeurs ? »
Programme du cycle 4 de 2015, modifié en 2020 (BO n° 31 du 30 juillet 2020), toujours en vigueur en 4e en 2026-2027 ; le nouveau programme (BO n° 10 du 5 mars 2026) s'appliquera en 4e à la rentrée 2027.
Vivre en société, participer à la société · « Individu et société : confrontations de valeurs ? »
rattachement indiqué dans le cours d'origine
Victor Hugo
1Présentation
La séquence en un coup d'œil
Argumenter et juger : du raisonnement à la plaidoirie
Cette séquence de 4e apprend à reconnaître et à construire une argumentation, puis la met à l'épreuve dans le lieu où la parole décide du sort d'un homme : le tribunal. On commence par distinguer le thème, la thèse, l'argument et l'exemple dans des phrases et de courts textes (Molière, La Bruyère, La Fontaine, Marivaux, Hugo). Une fiche de cours décrit ensuite le fonctionnement du texte argumentatif : convaincre et persuader, s'impliquer, s'adapter à son destinataire, réfuter l'adversaire, enchaîner un raisonnement.
La seconde moitié du parcours fait entrer la classe dans une cour d'assises. Les élèves découvrent le déroulement d'un procès criminel et le rôle de chacun (président, jurés, avocat général, avocats de la victime et de la défense), puis rejouent le procès de Claude Gueux, le héros du récit de Victor Hugo : la plaidoirie devient l'exercice d'argumentation par excellence. La délibération des jurés, enfin, renvoie à Douze hommes en colère de Reginald Rose, étudié dans le manuel de théâtre, et au jury populaire américain.
Les documents d'Etienne Buraud qui composent ce chapitre ont été conçus à des moments différents : fiche « Distinguer la thèse, l'argument et l'exemple » (2001, reprise en novembre 2020), cours « Le texte argumentatif » (novembre 2020), dossier « le juré d'assise » (procès de Claude Gueux, décembre 2019 ; déroulement du procès, 2022), fiches de l'année 2026-2027 (idées reçues sur la peine de mort, peine de mort aux États-Unis, table des jurés, schéma du tribunal). Ils sont ici ordonnés en un parcours de sept séances.
Fiche enseignant
Intitulé
Argumenter et juger : du raisonnement à la plaidoirie
Entrée du programme
Individu et société : confrontations de valeurs ? (en 2024 : « Dénoncer les travers de la société : la peine de mort en question »)
Supports
Fiches d'exercices et de cours ; Victor Hugo, Claude Gueux (1834) ; Reginald Rose, Douze hommes en colère (renvoi au manuel de théâtre)
Période
Séquence reprise de 2019 à 2026 : procès de Claude Gueux en décembre 2019 ; lectures de Claude Gueux (30 avril) et de Douze hommes en colère (14 mai) en 4e2 au printemps 2024
Fil rouge
De l'opinion au jugement : défendre une thèse, peser les arguments, rendre un verdict
Le parcours
N°
Dominante
Support
Langue et notions
1
Thèse, arguments, exemples
Fiche « Distinguer la thèse, l'argument et l'exemple » (2001, reprise en 2020)
Thème, thèse, argument, exemple ; présent de vérité générale
2
Comment fonctionne un texte argumentatif ?
Fiche de cours « Le texte argumentatif » (novembre 2020)
« Le procès d'assises » (2019-2022) ; vidéos de cours
Réquisitoire, plaidoirie, délibéré, verdict
5
Le procès de Claude Gueux
Victor Hugo, Claude Gueux ; distribution des rôles (décembre 2019)
Plaider : exorde, arguments, péroraison
6
Délibérer : le jury
« La peine de mort aux États-Unis », table des jurés, schéma du tribunal (2026) ; Douze hommes en colère
Huis clos, délibération, unanimité
7
Bilan
L'ensemble du parcours
Mémento des mots de l'argumentation
Les textes étudiés
Texte
Usage dans la séquence
SÉANCE 1
Molière, L'École des maris (1661) ; La Bruyère, Les Caractères (1688) ; La Fontaine, « Le Corbeau et le Renard », Fables (1668)
Reformuler une thèse
SÉANCE 1
Marivaux, La Colonie (1750), texte adapté
Repérer des arguments
SÉANCE 1
Victor Hugo, Les Châtiments, livre VI, poème XII (1853)
Thèses en présence ; l'exemple comme argument
SÉANCE 5
Victor Hugo, Claude Gueux (1834)
Point de départ du procès (récit étudié dans le manuel consacré au récit)
SÉANCE 6
Reginald Rose, Douze hommes en colère
Renvoi : œuvre étudiée dans le manuel de théâtre
2Séance 1 · Exercices
Thèse, arguments, exemples
Fiche « Distinguer la thèse, l'argument et l'exemple » (2001, reprise en 2020)
Pierre François Tardieu d'après Jean-Baptiste Oudry, « Le Corbeau et le Renard », gravure pour les Fables de La Fontaine, 1755-1759 ✱Le renard flatte le corbeau pour avoir son fromage : c'est la fable du texte C.Domaine public · Wikimedia Commons
Avant d'argumenter soi-même, il faut savoir reconnaître ce que défend un texte et comment il le défend. La fiche d'exercices, conçue en 2001 et reprise en novembre 2020, se présente en deux colonnes : à droite les exercices, à gauche des remarques qui guident l'élève. Elle va de la phrase isolée (un slogan, une maxime, un titre) au poème, en passant par une courte tirade de théâtre.
C'est au théâtre que l'on assiste à la confrontation de thèses opposées. Au XVIIe siècle, on appelle « moralistes » les auteurs qui émettent des thèses sur la nature humaine, comme La Fontaine ou La Bruyère.
Soit ; mais je tiens sans cesse Qu'il nous faut en riant instruire la jeunesse, Reprendre ses défauts avec grande douceur, Et du nom de vertu ne lui point faire peur.
A. Molière, L'École des maris (1661), acte I, scène 2 [à vérifier]
L'on est si rempli de soi-même que tout s'y rapporte : l'on aime à être vu, à être montré, à être salué, même des inconnus.
B. La Bruyère, Les Caractères (1688)
Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
C. La Fontaine, « Le Corbeau et le Renard », Fables, I, 2 (1668)
Nous en avons assez que les charges principales de l'administration nous échappent. Nous sommes aussi capables que vous, les hommes, de diriger les magistratures et les finances. Si aucune d'entre nous n'a de position importante, c'est que vous, les hommes, en avez pris l'habitude. Donnez-nous des armes, et nous serons plus combatives que vous à la guerre. Donnez-nous des bonnets carrés, et nous défendrons les accusés mieux que vous ne le faites, car nous avons la langue bien pendue, nous aussi.
D'après Marivaux, La Colonie (1750), texte adapté
✱Exilé à Jersey après le coup d'État du 2 décembre 1851, Hugo attaque Louis-Napoléon Bonaparte, devenu l'empereur Napoléon III, dans les poèmes satiriques des Châtiments. On lui conseille la prudence : il répond. Néron, empereur romain resté célèbre pour sa cruauté, désigne ici le tyran ; l'ïambe est un poème satirique.
XIIVictor Hugo1802 – 1885
On dit : — Soyez prudents. — Puis vient ce dithyrambe : « — Qui veut frapper NéronRampe, et ne se fait pas précéder d'un ïambe Soufflant dans un clairon.5Souviens-toi d'Ettenheim et des pièges célèbres ; Attends le jour marqué.Sois comme Chéréas qui vient dans les ténèbres, Seul, muet et masqué.La prudence conduit au but qui sait la suivre.10 Marche, d'ombre vêtu… »— C'est bien ; je laisse à ceux qui veulent longtemps vivre Cette lâche vertu.
Jersey, août 1853 · Victor Hugo, Les Châtiments, livre VI, XII (1853) · Lire l'œuvre
Honoré Daumier (dessin) et Louis-Paul-Pierre Dumont (gravure), « Nox. L'Aigle impérial foudroyé par les Châtiments », gravure pour l'édition Hetzel, vers 1872 ✱Le livre de Hugo foudroie l'aigle de Napoléon III : le poème refuse de se taire.Domaine public · Wikimedia CommonsCarte mentale de l'étapethèseVoir dans le Lexique →
3Séance 2 · Cours
Comment fonctionne un texte argumentatif ?
Fiche de cours « Le texte argumentatif » (novembre 2020)
La fiche de cours, mise en ligne pour la classe en novembre 2020, rassemble les outils d'analyse du texte argumentatif. Ses définitions s'appuient sur le Lexique des études littéraires du site lettres.net. Elle répond à trois questions : comment ça marche ? comment l'analyser ? comment définir la stratégie de l'auteur ?
I. Comment ça marche ?
1. S'impliquer dans son discours
L'auteur d'une argumentation revendique les idées qu'il exprime. Le texte argumentatif relève donc du discours, à l'initiative du locuteur, et non du récit, à l'initiative du narrateur.
Moyen
Ce que l'on observe
L'énonciation
La 1re personne marque la présence du locuteur. Il peut aussi s'effacer (3e personne, phrases déclaratives) : l'objectivité apparente masque alors l'intention de convaincre.
Le présent
Le présent intemporel est le temps habituel de l'argumentation : l'argument se veut valable de façon générale.
La certitude
« assurément », « sans aucun doute », « il est certain que », « évidemment », « toujours », « jamais » ; les verbes d'obligation (« il faut », « on doit »).
L'hésitation
« peut-être », « il est possible que » : le locuteur cherche, ou semble chercher, à ne pas contraindre le lecteur.
Le lexique affectif
Des mots qui disent l'émotion, la sincérité, l'attachement à la thèse, pour gagner la sympathie du public.
Les connotations
Positives pour le point de vue défendu, négatives pour le point de vue refusé.
Toutes ces marques d'un jugement personnel s'appellent des modalisations.
2. S'adapter au destinataire
Pour convaincre, il faut connaître son destinataire et disposer son argumentation en fonction de ce que l'on sait de lui. Quand les propos ne s'adaptent aux attentes du destinataire que pour le tromper, l'argumentation devient manipulation.
Démarche
Outils
Préparer l'auditoire
L'exorde : une entrée en matière brève et percutante, qui capte l'attention et inspire la bienveillance. La péroraison : la conclusion, qui résume les principaux arguments et fait appel aux sentiments.
Choisir des arguments adaptés
La métaphore, véritable outil de persuasion, qui rend imagée une idée abstraite ; l'exemple, qui met l'idée en scène et peut valoir preuve ; le récit, qui montre l'argument à l'œuvre dans une histoire vivante.
Faire découvrir la vérité
Faire participer le destinataire à la découverte de la vérité : on ménage son amour-propre, et il change d'avis en croyant en avoir eu l'initiative.
Adopter un style oratoire
L'anaphore (reprise d'un terme ou d'une construction en tête de phrase), la période (phrase longue et rythmée), l'antithèse (rapprochement de termes de sens opposés).
3. Réfuter l'adversaire
Défendre une thèse, c'est souvent contester celle d'un autre : le texte devient un affrontement de thèses. Dans un texte littéraire, l'auteur cherche moins à prouver la fausseté de la thèse adverse qu'à la présenter sous le jour le plus défavorable, voire à la ridiculiser : l'argumentation est alors polémique, du grec polemos, la guerre.
Moyen
Ce que l'on observe
L'énonciation à plusieurs voix
On entend l'auteur et l'adversaire : observez comment la parole est concédée à ce dernier et comment son discours est rapporté, pour ne pas attribuer à l'un la pensée de l'autre.
La présentation partiale
Épithètes louangeuses, superlatifs, mots à connotation positive pour la thèse défendue ; sévérité pour la thèse adverse. Relevez les champs lexicaux opposés du bon et du mauvais.
L'ironie
Arme favorite des philosophes du XVIIIe siècle : elle déprécie l'adversaire sous couvert d'éloge, amuse le lecteur et sollicite sa complicité.
L'argument d'autorité
Une affirmation présentée comme incontestable parce qu'elle vient d'une personnalité digne de foi, d'une citation ou d'un proverbe. Il renforce un argument, ou en tient lieu.
II. Comment l'analyser ?
La parole la plus insistante ne convaincra personne si elle n'est pas claire. On repère d'abord les indices de la logique : la division en paragraphes, qui souligne les étapes du raisonnement ; les connecteurs logiques de cause (en effet, parce que), de conséquence (alors, aussi, ainsi) ou de temps (d'abord, ensuite, enfin) ; la phrase d'ouverture, qui annonce le thème, et la conclusion, qui la reprend parfois.
Raisonnement
Démarche
Inductif
On part de faits particuliers pour conclure à une vérité générale. Généraliser à partir d'un seul cas ne prouve rien, mais l'exemple concret rend ce raisonnement très persuasif.
Déductif
On part d'une idée générale pour en tirer une conclusion particulière ; chaque affirmation amène nécessairement la suivante. Modèle : le syllogisme d'Aristote. « Tous les hommes sont mortels » (majeure) ; « Socrate est un homme » (mineure) ; « Socrate est mortel » (conclusion).
Concessif
On accorde d'abord quelque crédit aux arguments adverses, pour mieux défendre ensuite les siens.
Par analogie
On met la réalité dont on parle en parallèle avec une réalité plus concrète ou mieux connue.
Thème et propos
Le mode de progression le plus souple : l'auteur ordonne ses arguments comme il l'entend, par un aller-retour entre idées abstraites et exemples concrets.
III. Comment définir la stratégie argumentative ?
Stratégie
Procédés
Défendre sa thèse seule (plaidoyer, apologie)
Tous les arguments vont dans le même sens ; la thèse est placée en tête du raisonnement et reprise en conclusion.
Discuter (débat, controverse)
Réfuter les arguments adverses en montrant qu'ils sont faibles ou hors de propos ; objecter un contre-argument ou retourner l'argument contre l'adversaire ; concéder pour mieux rejeter ; laisser certains éléments implicites.
Disqualifier l'adversaire (polémique)
Raisonner par l'absurde ; enfermer l'adversaire dans un dilemme ; feindre d'adopter son opinion pour la ridiculiser (ironie).
Argumenter de mauvaise foi
La tautologie (raisonnement en cercle vicieux) ; les prétextes ou fausses raisons ; l'argument ad hominem, qui attaque la personne de l'adversaire au lieu de ses idées.
« 6 idées reçues sur la peine de mort, face aux chiffres » (fiche de 2026)
Honoré Daumier, « Je compte sur vous pour signer ma pétition pour l'abolition de la peine de mort… », lithographie de la série Les Philanthropes du jour, 1845 ✱Dès 1845, on fait signer des pétitions pour abolir la peine de mort : le débat est ancien.Domaine public · Wikimedia Commons
Cette fiche de l'année 2026-2027, rangée sous l'objectif « Convaincre, délibérer et persuader », se présente comme « un exemple de réquisitoire argumenté, appuyé sur des données réelles ». Elle reprend six arguments courants des partisans de la peine de mort et oppose à chacun une réponse chiffrée, suivie de ses sources. C'est un modèle de réfutation : la thèse adverse est citée entre guillemets, puis démentie par des faits.
Six idées reçues face aux chiffres
Les chiffres de la fiche sont repris tels quels ; ils doivent être revérifiés auprès des sources citées avant d'être utilisés. [à vérifier]
N°
L'idée reçue
La réponse de la fiche
Sources citées
1
« La peine de mort fait baisser la criminalité : elle dissuade les criminels de passer à l'acte. »
En France, le taux d'homicides passe d'environ 4 pour 100 000 habitants en 1981, année de l'abolition, à 1,3 en 2018 [à vérifier]. Aux États-Unis, en 2007, il est de 5,83 dans les États qui appliquent la peine de mort, contre 4,10 dans ceux qui l'ont abolie [à vérifier]. En 2008, 88 % des grands criminologues américains interrogés jugent qu'elle n'a aucun effet dissuasif prouvé [à vérifier].
Death Penalty Information Center ; Radelet et Lacock (2009)
2
« Elle coûte moins cher à la société qu'une prison à vie. »
Dans l'Indiana, un procès où la mort est requise coûte en moyenne 789 581 $, contre 185 422 $ pour un procès aboutissant à la perpétuité [à vérifier]. En Californie, le couloir de la mort coûte 90 000 $ de plus par an et par détenu [à vérifier]. La Caroline du Nord économiserait environ 11 millions de dollars par an en y renonçant [à vérifier].
Death Penalty Information Center, études d'États (2015, 2008, 2009)
3
« La justice ne se trompe jamais : on n'exécute que des coupables. »
Depuis 1973, 200 condamnés à mort ont été reconnus innocents et libérés aux États-Unis [à vérifier] ; les trois derniers, en 2024, avaient attendu en moyenne 38,6 ans [à vérifier]. Une exécution est irréversible : aucune erreur ne peut plus être corrigée.
National Registry of Exonerations ; Death Penalty Information Center (2024)
4
« Elle est appliquée de façon juste et égale pour tous, sans discrimination. »
Plus de 75 % des personnes exécutées aux États-Unis l'ont été pour le meurtre d'une victime blanche, alors que la moitié environ des victimes d'homicides sont afro-américaines [à vérifier]. Dans 82 % des études examinées, la couleur de peau de la victime influence la probabilité d'une condamnation à mort [à vérifier].
Death Penalty Information Center ; U.S. Government Accountability Office
5
« C'est une pratique universelle, appliquée par la majorité des pays. »
En 2025, 17 pays sur environ 195 ont procédé à des exécutions ; 113 ont aboli la peine de mort pour tous les crimes, 145 en droit ou en pratique [à vérifier]. Cinq pays concentrent l'essentiel des 2 707 exécutions recensées : l'Iran, la Chine, l'Arabie saoudite, le Yémen et les États-Unis [à vérifier].
Amnesty International, rapport mondial 2025
6
« Elle protège la société en empêchant les criminels les plus dangereux de recommencer. »
La réclusion à perpétuité neutralise déjà le risque de récidive hors de la prison. Parmi les innocents condamnés à mort (idée n° 3), aucun ne représentait un danger à neutraliser. La peine de mort n'ajoute aucune protection, seulement un risque irréparable.
Death Penalty Information Center ; National Registry of Exonerations
Fiche « Le procès d'assises » (2019, revue en 2022) et vidéos de cours
Francesco Netti, Dans une cour d'assises (In corte d'Assise), huile sur toile, 1882 ✱Le public assiste à un procès d'assises : les audiences sont publiques.Domaine public · Wikimedia Commons
Avant de rejouer un procès, la classe en découvre le déroulement. Le dossier « le juré d'assise » contient une fiche sur les étapes du procès criminel en France, deux vidéos de cours (« Cours assises », parties 1 et 2, novembre 2019) et un lien vers la présentation de la cour d'assises sur le site du ministère de la Justice. Dans sa version de décembre 2022, la fiche est intitulée « Le procès du monstre du Dr Frankenstein » : le même dispositif peut servir à juger un autre personnage de roman.
Le déroulement du procès
Étape
Ce qui se passe
Le rapport introductif
Le président de la cour d'assises présente brièvement les faits reprochés à l'accusé, avec les éléments à charge et à décharge. Il ne doit à aucun moment donner son opinion sur la culpabilité.
L'audition des enquêteurs
Policiers ou gendarmes racontent l'enquête : faits constatés, preuves, témoins entendus, arrestation, attitude de l'accusé en garde à vue. Tous peuvent leur poser des questions.
L'audition des experts
Experts « techniques » (balistique, médecin légiste) sur le déroulement des faits ; experts « de personnalité » (psychologues, psychiatres) sur la psychologie de l'accusé, son discernement, ses chances de réinsertion. Leurs avis divergent parfois.
L'audition des témoins
Témoins des faits, qui rapportent ce qu'ils ont vu, et témoins « de moralité », qui parlent de la personnalité de la victime ou de l'accusé. Ils prêtent serment, sauf la famille proche de l'accusé, et n'assistent pas aux débats avant d'avoir témoigné.
L'audition de la victime
La victime directe raconte les faits et le traumatisme subi ; la victime indirecte (un proche) parle de la personne disparue et de sa douleur. Le procès participe à sa reconstruction.
L'interrogatoire de l'accusé
Il est longuement interrogé sur les faits, les charges, les preuves, puis sur sa personnalité et son passé. Les jurés n'ont pas lu le dossier : le procès est une nouvelle instruction complète de l'affaire.
Les plaidoiries et les réquisitions
L'avocat de la victime plaide le premier ; l'avocat général prononce ses réquisitions ; l'avocat de la défense plaide en dernier. La parole est enfin donnée à l'accusé.
Le délibéré
La cour et les jurés se retirent, souvent pendant de longues heures, et répondent à la « feuille de questions ».
Le verdict
Le président lit en audience publique les réponses aux questions et, en cas de condamnation, les peines prononcées.
Trois paroles à la fin du procès
Qui parle ?
Que demande-t-il ?
Comment ?
L'avocat de la victime (partie civile)
Il ne demande pas à la cour de « rendre justice » : sa tâche se limite à demander réparation du préjudice de la victime.
Il plaide le premier. Il évoque les faits et sensibilise la cour et les jurés à la douleur de la personne qu'il assiste : un exercice difficile.
L'avocat général
Il est « l'avocat de la société » : il rappelle la loi et demande de l'appliquer dans toute sa rigueur. Il propose une peine, dans la limite prévue par le Code pénal.
Ses réquisitions reprennent point par point chaque élément de preuve pour démontrer sa conviction. Sa parole est libre : s'il n'est pas convaincu, il peut requérir l'acquittement, ce qui est rare.
L'avocat de la défense
Il cherche à convaincre la cour de l'innocence de son client ou, au moins, à alléger sa peine.
Tout au long du procès, il conteste les preuves, les témoignages et les expertises ; il fait citer des témoins « à décharge » et « de moralité ». Sa plaidoirie reprend tous les points du dossier avec une vision opposée à celle de l'avocat général.
La feuille de questions et la sanction
Les questions viennent de la décision qui a renvoyé l'accusé devant la cour d'assises ; le président peut en ajouter d'autres, à condition de les lire avant les plaidoiries. Elles prennent la forme suivante : « L'accusé, Monsieur X, est-il coupable d'avoir, à…, le…, volontairement donné la mort à Monsieur… ? » La cour et les jurés se prononcent aussi sur les circonstances aggravantes et sur les causes d'irresponsabilité pénale. Toute réponse défavorable à l'accusé exige une majorité qualifiée : six voix au moins en premier ressort, huit voix au moins en appel. Si l'accusé est déclaré coupable, ils fixent ensuite la peine, à laquelle peuvent s'ajouter des peines complémentaires (interdiction de séjour, suivi socio-judiciaire…).
Victor Hugo, Claude Gueux (1834) : de la lecture à la plaidoirie
Anonyme (dessin) et Louis-Auguste Gérard (gravure), « Claude Gueux », illustration pour l'édition Houssiaux des œuvres de Victor Hugo, vers 1853 ✱Voici Claude Gueux, l'accusé dont la classe rejoue le procès.Domaine public · Wikimedia CommonsHonoré Daumier, Les Gens de justice, planche 6, « Un avocat qui évidemment est rempli de la conviction la plus intime… », lithographie, 1845-1848 ✱Un avocat plaide avec de grands gestes : la plaidoirie cherche à persuader les juges.Domaine public · Wikimedia Commons
Après la lecture de Claude Gueux, la classe rejoue le procès du héros devant une cour d'assises. Chaque élève reçoit un rôle : la fiche « Le procès de Claude Gueux » (décembre 2019) fixe la distribution, reprise et complétée dans la fiche « Le procès d'assises » de 2022. Le récit lui-même est étudié dans le manuel consacré au récit ; ici, il sert de dossier d'instruction : on y cherche des faits, des témoins, des preuves et des circonstances.
La distribution des rôles
Groupe
Rôles
L'accusé
Claude Gueux
Les témoins de la famille
Sa femme (« sa maîtresse » dans la version de 2022) ; son enfant ; ses parents ; son maître, le chef d'atelier qui l'employait avant la prison. En 2022 s'ajoutent, avec un point d'interrogation, ses amis.
Les témoins de la prison et de l'atelier
Albin ; Faillette ; ses camarades « comme ils l'ont déclaré depuis » ; un jeune condamné à mort ; le commerçant volé ; une bonne sœur ; un juge d'instruction ; tous les témoins du drame ; le directeur des ateliers (2022) ; le directeur de la prison.
Les experts
Un expert psychiatre ; un médecin.
La cour
Le président de la cour d'assises ; deux assesseurs ; six jurés.
Les avocats
L'avocat de Claude ; l'avocat de la famille de M. D. ; l'avocat général, « M. le Procureur du roi ».
Les auxiliaires
Le greffier ; l'huissier.
La fiche de 2022 marque d'un point d'interrogation certains rôles (« Ses parents ? », « Ses amis ? »). Elle garde le vocabulaire du temps de Claude Gueux : l'accusation y est portée par « M. le Procureur du roi ».
Plaider : les outils du texte argumentatif
Moment
Outil (fiche de la séance 2)
Commencer
L'exorde : une entrée en matière brève et percutante, qui capte l'attention des jurés et leur inspire de la bienveillance.
Raconter
Le récit et l'exemple : mettre les faits en scène, leur donner un « poids de réalité ».
Discuter
Réfuter les preuves de l'adversaire, ou concéder d'abord pour mieux rejeter ensuite ; retourner un argument contre celui qui l'a avancé.
Toucher
Le lexique affectif, l'anaphore, la période, l'antithèse : le style oratoire traduit la force de conviction.
Conclure
La péroraison : le résumé des principaux arguments et l'appel aux sentiments.
Le jury américain et Douze hommes en colère (renvoi au manuel de théâtre)
John Morgan, Le Jury (The Jury), tableau, 1861 ✱Douze jurés écoutent les débats avant de délibérer, comme dans Douze hommes en colère.Domaine public · Wikimedia CommonsWinslow Homer, Jurés écoutant l'avocat, Cour suprême, New York, gravure sur bois parue dans Harper's Weekly, 1869 ✱Un jury populaire américain, comme celui de la pièce de Reginald Rose.Domaine public · Wikimedia Commons
Après les plaidoiries vient le temps du jugement. La délibération des jurés est le sujet même de Douze hommes en colère, de Reginald Rose. Etienne Buraud l'a d'abord étudiée comme œuvre intégrale d'une séquence intitulée « Argumenter contre la peine de mort » (cours de 2020), puis l'a fait lire à la 4e2 pour le 14 mai 2024, dans l'édition de L'Avant-scène théâtre, après Claude Gueux. En 2026-2027, elle ouvre l'année, avec trois documents : une fiche sur la peine de mort aux États-Unis, la « table des jurés » et un schéma du tribunal. La pièce est étudiée dans le manuel de théâtre ; son texte, protégé par le droit d'auteur, n'est pas reproduit ici.
Douze jurés, douze points de vue
La pièce compte treize personnages et une voix off (celle du juge), qui doivent tous être joués par des comédiens différents. Cette contrainte tient au principe du huis clos : un procédé qui rassemble plusieurs personnages dans un lieu fermé tout au long de l'œuvre, ici la salle où délibère le jury d'assises.
Les douze jurés sont présentés avec leur âge et leur profession : ils forment un panel de toutes les classes sociales et de tous les âges, de 25 à 65 ans. On y trouve un entraîneur de football, un employé de banque, un petit patron, un courtier en Bourse, un chômeur, un peintre en bâtiment, un représentant de commerce, un architecte, un retraité, un garagiste, un horloger et un rédacteur publicitaire. Dans un débat argumentatif, l'opinion de chacun dépend de son identité, de sa propre histoire, de ses conditions de vie.
La peine de mort aux États-Unis : le procès et le jury (1960-1972)
La fiche de 2026 explique comment un accusé pouvait être condamné à mort dans l'Amérique des années 1950, et pourquoi ce système a fini par être jugé contraire à la Constitution.
Question
Réponse de la fiche
Qui décide ?
Un jury populaire de citoyens ordinaires, et non un juge seul. Le même jury décide en une seule fois si l'accusé est coupable et quelle peine il mérite : la mort ou la prison.
Sur quels critères ?
Les jurés disposent d'une « discrétion absolue » : aucune règle précise ne les guide. Deux coupables d'un crime semblable peuvent être condamnés très différemment selon le jury, la région ou la couleur de peau de l'accusé.
La délibération
Les jurés se retirent seuls, coupés du monde, élisent un porte-parole et discutent en secret. Leur verdict doit être unanime, pour la culpabilité comme pour la peine.
Après le procès
Le condamné peut faire appel jusqu'à la Cour suprême ; le gouverneur de l'État peut le gracier en transformant la peine de mort en prison à vie.
Le recrutement
Les jurés potentiels sont tirés des registres électoraux ou fiscaux du comté. Lors du « voir dire », les avocats les interrogent et peuvent en écarter certains sans toujours se justifier (récusation péremptoire).
Un jury peu représentatif
Dans de nombreux États, surtout dans le Sud, les personnes noires étaient systématiquement écartées des jurys. En 1965, l'arrêt Swain v. Alabama juge ces pratiques presque impossibles à prouver.
Un jury « acquis » à la peine de mort
Les opposants à la peine de mort étaient exclus des jurys, ce qui favorisait les condamnations. En 1968, l'arrêt Witherspoon v. Illinois limite cette exclusion aux seuls opposants radicaux.
Un système remis en cause
En 1966, moins d'un Américain sur deux soutient encore la peine de mort ; la dernière exécution de la période a lieu en 1967. En 1972, la Cour suprême (Furman v. Georgia) juge le système trop arbitraire et discriminatoire et suspend la peine de mort ; elle est réintroduite dès 1976 (Gregg v. Georgia), sous une forme plus encadrée, et reste appliquée dans une partie des États.
La prise de position que défend le texte ; celle de l'adversaire, qu'il combat.
AArgument
Raison qui justifie la thèse, valable de façon générale (présent de vérité générale).
EExemple
Fait concret ou petit récit qui illustre l'argument et peut servir de preuve.
CConvaincre, persuader
Faire adhérer par la raison ; par les sentiments.
MModalisation
Marque du jugement personnel : certitude, hésitation, lexique affectif, connotations.
CConnecteurs logiques
Mots qui articulent le raisonnement : en effet, parce que, alors, ainsi, d'abord, enfin.
EExorde, péroraison
Entrée en matière qui capte l'attention ; conclusion qui résume les arguments et fait appel aux sentiments.
RRaisonnement inductif, déductif
Du particulier au général ; du général au particulier (le syllogisme).
CConcession, réfutation
Accorder un point à l'adversaire pour mieux le rejeter ; montrer qu'un argument adverse est faux ou trop faible.
AArgument d'autorité
Affirmation qui s'appuie sur une personnalité digne de foi, une citation, un proverbe.
PPolémique, ironie
Argumentation qui disqualifie l'adversaire ; fait de feindre son opinion pour la ridiculiser.
PPlaidoyer
Texte dont tous les arguments vont dans le sens de la thèse défendue.
RRéquisitions, plaidoirie
Au procès, le discours de l'avocat général ; celui de l'avocat de l'accusé ou de la victime.
HHuis clos
Procédé qui rassemble des personnages dans un lieu fermé tout au long de l'œuvre.
Sources : dossier « 3. Discours et textes engagés : V. Hugo » (4e) : « Distinguer la thèse, l'argument et l'exemple », fiche et corrigé (2001, copie de 2020) ; « Le texte argumentatif » (novembre 2020, d'après le Lexique des études littéraires de lettres.net) ; « le juré d'assise » : « Le procès de Claude Gueux » (2019), « Le procès d'assises » (2019-2022), vidéos « Cours assises » (2019) ; lectures de la 4e2 (2024) ; questionnaire sur La Vie de David Gale (mentionné). Cours « Douze hommes en colère » (2020). Dossier 2026-2027 : « 6 idées reçues sur la peine de mort », « La peine de mort aux États-Unis », « La table des jurés », schéma du tribunal. Ajouts signalés par la pastille : questions, résumés, consignes du procès, corrigé de l'exercice 3, lexique, repères sur Les Châtiments, bilan. Chiffres de 2026 à revérifier.
AaMémento
Lexique
Les cartes mentales et les mots à connaître de la séquence, pour apprendre et réviser.
Mode révision : les définitions sont cachées. Dis-les à voix haute, puis touche une fiche ou une branche pour vérifier.
Les cartes mentales ✱
Une carte par mot important : au centre le mot, autour ses synonymes, ses contraires, sa famille, son origine, ses expressions et les œuvres où il compte. Lis-la, cache-la, puis redessine-la de mémoire.
réfuter une idée reçue : montrer qu'une opinion courante est fausse
un argument irréfutable : qu'on ne peut pas contredire
concéder pour mieux réfuter : admettre un point pour attaquer le reste
Références culturelles
Voltaire, Dictionnaire philosophique (« Liberté de penser »), 1765Boldmind y réfute les arguments de Médroso, partisan de l'obéissance aveugle.
Victor Hugo, Discours contre la peine de mort, 1848Hugo y réfute devant les députés les justifications de la peine de mort.
Albert Camus, Réflexions sur la guillotine, 1957Camus y réfute point par point l'argument de l'exemplarité de la peine capitale.
Robert Badinter, Discours pour l'abolition de la peine de mort, 1981Badinter y réfute notamment l'idée que la peine de mort dissuaderait les criminels.
libra latin : balance, d'où l'idée de « peser » le pour et le contre
délibérer, délibérément mots de la même famille
Expressions
le jury délibère : il se retire pour décider du verdict
le genre délibératif : selon Aristote, le discours qui conseille une décision
délibérément : volontairement, après réflexion
Références culturelles
Aristote, Rhétorique, IVe siècle av. J.-C.Aristote y définit le genre délibératif, qui conseille ou déconseille une action à venir.
Pierre Corneille, Le Cid (les stances de Rodrigue), 1637Dans ses stances, Rodrigue délibère entre son amour pour Chimène et l'honneur de son père.
Diderot, Entretien d'un philosophe avec la maréchale de ***, 1776Le dialogue pèse le pour et le contre sur la morale et la religion avant de conclure.
Sidney Lumet, Douze hommes en colère (film), 1957Un juré amène peu à peu les onze autres à douter de la culpabilité de l'accusé.
9IAPour aller plus loin
Activités avec l'IA ✱
Ces activités sont différentes des exercices du cours : elles se font avec un assistant d'intelligence artificielle, en classe ou à la maison. Elles ont été rédigées pour le site avec l'aide d'une IA (signe ✱).
Trois règles avant de commencer
L'IA ne fait pas le travail à ta place : tu écris d'abord, elle t'aide à vérifier ou à aller plus loin.
Ne donne jamais ton nom, ton établissement ni rien de personnel.
L'IA se trompe souvent : elle invente des citations, des dates, des faits. Vérifie toujours dans ton manuel.
1
Thèse, argument, exemple
En classe20 min
Objectif. S'entraîner à distinguer la thèse, l'argument et l'exemple, et vérifier l'analyse de l'IA.
Relis la fiche « Distinguer la thèse, l'argument et l'exemple ».
Ton professeur colle dans l'IA un court paragraphe argumentatif écrit par la classe.
Seul, souligne d'abord la thèse, les arguments et les exemples.
Comparez avec l'analyse de l'IA.
À écrire à l'IA
Voici un court paragraphe argumentatif : [colle le paragraphe]. Indique quelle phrase est la thèse, quelles phrases sont des arguments et lesquelles sont des exemples. Explique chaque choix en une phrase.
Garde ton esprit critique. L'IA confond parfois un argument et un exemple. Vérifie avec la fiche : l'exemple est un fait précis qui illustre l'argument.
2
Réfuter une idée reçue
En classe ou à la maison25 min
Objectif. S'entraîner à réfuter une idée reçue sur la peine de mort avec des preuves et des sources.
Relis le document « 6 idées reçues sur la peine de mort, face aux chiffres ».
En classe avec le professeur, ou chez toi avec l'accord d'un adulte, lance la consigne ci-dessous.
Réfute l'idée avec une preuve du document, en citant sa source.
Note si l'IA donne des chiffres, et d'où ils viennent.
À écrire à l'IA
Tu défends une idée reçue dans un débat de 4e : la peine de mort fait baisser la criminalité. Donne deux arguments. Puis réponds à mes réfutations, et pour chaque chiffre que tu donnes, cite ta source.
Garde ton esprit critique. L'IA peut inventer des chiffres ou des sources. N'utilise que les chiffres du document de la séance, avec leur source.
3
Ma plaidoirie relue
À la maison35 min
Objectif. Relire sa plaidoirie ou son réquisitoire pour le procès de Claude Gueux : exorde, arguments, péroraison.
Écris d'abord ta plaidoirie seul, selon ton rôle dans le procès.
Avec l'accord d'un adulte, copie-la dans l'IA avec la consigne ci-dessous.
Vérifie que chaque argument repose sur un fait du récit de Hugo.
Corrige seul, puis écris ce que tu as gardé et refusé.
À écrire à l'IA
Voici une plaidoirie que j'ai écrite pour un procès fictif de Claude Gueux, personnage de Victor Hugo : [colle ton texte]. Dis-moi si on reconnaît l'exorde, les arguments et la péroraison, et quel argument est le plus faible. Ne réécris pas mon texte.
Garde ton esprit critique. L'IA peut ajouter des faits qui ne sont pas dans Claude Gueux. Un argument de plaidoirie doit reposer sur le récit de Hugo.
4
Les mots du procès d'assises
En classe20 min
Objectif. Réviser le vocabulaire du procès et de la délibération, de Claude Gueux à Douze hommes en colère.
Relis la séance « Qu'est-ce qu'un procès d'assises ? ».
Ton professeur pose la question à l'IA devant la classe.
Répondez seuls sur l'ardoise ou le cahier avant chaque correction.
Vérifiez les corrections de l'IA dans le mémento.
À écrire à l'IA
Pose une à une huit questions à des élèves de 4e sur le vocabulaire du procès d'assises : réquisitoire, plaidoirie, délibéré, verdict, huis clos, unanimité, juré, accusé. Attends leur réponse avant de corriger.
Garde ton esprit critique. L'IA peut donner les règles d'un autre pays ou d'une autre époque. Pour le procès d'assises en France, c'est le cours qui fait foi.
✎Pour l'enseignant
Fiches d'activité d'une heure
7 fiches avec corrigé, prêtes à photocopier
08
Thème et thèseDistinguer le thème (ce dont on parle) et la thèse (ce que l'on défend), retrouver la thèse cachée dans un slogan, reformuler celle de trois moralistes au…
09
Argument ou exempleDistinguer l'argument, qui justifie une thèse, de l'exemple, qui l'illustre ; découvrir qu'un exemple peut servir d'argument ; repérer deux thèses qui…
10
Convaincre, persuader, raisonnerS'approprier les outils de la fiche de cours (convaincre et persuader, marques de l'implication, types de raisonnement), les reconnaître dans de courts…
11
Réfuter une idée reçueComprendre comment se construit une réfutation à partir d'une fiche de la classe sur la peine de mort, distinguer les preuves chiffrées des raisonnements, puis…
12
Le procès d'assises, des paroles qui s'affrontentConnaître les étapes d'un procès d'assises et le rôle de chacun, comprendre ce que demandent l'avocat de la victime, l'avocat général et l'avocat de la…
13
Plaider pour Claude GueuxTrier les éléments à charge et à décharge de l'affaire Claude Gueux, s'approprier les outils du plaideur, puis rédiger les moments clés de la plaidoirie de…
14
Délibérer à douzeComprendre ce qu'est une délibération et pourquoi l'identité de chacun pèse sur son jugement, découvrir les défauts du jury américain des années 1960, puis…