Créé en 2020Programme officielQuestionnement complémentaire · « La ville, lieu de tous les possibles ? »
Programme du cycle 4 de 2015, modifié en 2020 (BO n° 31 du 30 juillet 2020), toujours en vigueur en 4e en 2026-2027 ; le nouveau programme (BO n° 10 du 5 mars 2026) s'appliquera en 4e à la rentrée 2027.
Questionnement complémentaire · « La ville, lieu de tous les possibles ? »
rattachement proposé
Paul VerlaineArthur RimbaudJean de La Fontaine
★Ouverture de la séquence
La frise des textes
Les 7 textes de la séquence que l'on peut dater, dans l'ordre chronologique. Clique ou touche un auteur pour lire sa biographie, un titre pour aller au texte.
Poète français du XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIV, La Fontaine est célèbre pour ses Fables, dont le premier recueil paraît en 1668. Il s'inspire souvent d'auteurs anciens comme le Grec Ésope et fait parler des animaux pour critiquer les défauts des hommes. « La Cigale et la Fourmi » et « Le Corbeau et le Renard », étudiés sur le site, ouvrent ce premier recueil.
Écrivain français du XIXe siècle, Victor Hugo est le chef de file du romantisme. Il a écrit des poèmes, comme Les Contemplations (1856), du théâtre et des romans, comme Les Misérables (1862). Opposé à Napoléon III, il a vécu en exil pendant près de vingt ans. Sur le site, on étudie notamment « Les Djinns » et « Demain, dès l'aube… ».
Poète français du XIXe siècle, Baudelaire est considéré comme l'un des fondateurs de la poésie moderne. Son grand recueil, Les Fleurs du mal (1857), d'où viennent « L'Invitation au voyage » et « À une passante », étudiés sur le site, mêle la beauté et la tristesse, le rêve et la vie dans la grande ville. Il a aussi écrit des poèmes en prose, réunis dans Le Spleen de Paris.
Poète français du XIXe siècle, Rimbaud a écrit presque toute son œuvre avant l'âge de vingt ans, puis il a abandonné la poésie pour voyager et faire du commerce en Afrique. On lui doit Une saison en enfer (1873) et les Illuminations. Les poèmes étudiés sur le site, comme « Le Dormeur du val » ou « Ma Bohème », datent de 1870 : il était alors adolescent.
Poète français du XIXe siècle, Verlaine est célèbre pour la musique de ses vers. Il a publié notamment Poèmes saturniens (1866) et Romances sans paroles (1874), d'où vient « Il pleure dans mon cœur… », étudié sur le site. Il a eu une relation orageuse avec Arthur Rimbaud. Dans son « Art poétique », il écrit : « De la musique avant toute chose ».
Poétesse française du début du XXe siècle, d'origine roumaine par son père et grecque par sa mère, Anna de Noailles tenait à Paris un salon où se retrouvaient de nombreux artistes. Son premier recueil, Le Cœur innombrable (1901), d'où vient « La cité natale », étudiée sur le site, a connu un grand succès. Ses poèmes célèbrent la nature, l'amour et la vie.
Poète français du début du XXe siècle, Apollinaire a ouvert la voie à la poésie moderne : il a supprimé la ponctuation dans Alcools (1913), qui contient « Le Pont Mirabeau ». Dans Calligrammes (1918), il compose des poèmes qui forment des dessins, comme « La colombe poignardée et le jet d'eau », étudié sur le site. Il a été blessé à la tête pendant la Première Guerre mondiale.
Autrefois le Rat de villeInvita le Rat des champs,D'une façon fort civile,À des reliefs d'Ortolans.5Sur un Tapis de TurquieLe couvert se trouva mis.Je laisse à penser la vieQue firent ces deux amis.Le régal fut fort honnête,10Rien ne manquait au festin ;Mais quelqu'un troubla la fêtePendant qu'ils étaient en train.À la porte de la salleIls entendirent du bruit :15Le Rat de ville détale ;Son camarade le suit.Le bruit cesse, on se retire :Rats en campagne aussitôt ;Et le citadin de dire :20Achevons tout notre rôt.– C'est assez, dit le rustique ;Demain vous viendrez chez moi :Ce n'est pas que je me piqueDe tous vos festins de Roi ;25Mais rien ne vient m'interrompre :Je mange tout à loisir.Adieu donc ; fi du plaisirQue la crainte peut corrompre.
Jean de La Fontaine, Fables, livre I, 9 (1668) · Lire l'œuvre
Jean Ouvrier d'après Jean-Baptiste Oudry, « Le Rat de ville et le Rat des champs », gravure, édition des Fables de 1755-1759 ✱Le festin servi « sur un tapis de Turquie » dans une riche salle de la ville : cherche les deux rats.Domaine public · Wikimedia CommonsCarte mentale de l'étapefableVoir dans le Lexique →
Oh ! laissez-moi ! c'est l'heure où l'horizon qui fumeCache un front inégal sous un cercle de brume,L'heure où l'astre géant rougit et disparaît.Le grand bois jaunissant dore seul la colline.5On dirait qu'en ces jours où l'automne décline,Le soleil et la pluie ont rouillé la forêt.Oh ! qui fera surgir soudain, qui fera naître,Là-bas, – tandis que seul je rêve à la fenêtreEt que l'ombre s'amasse au fond du corridor, –10Quelque ville mauresque, éclatante, inouïe,Qui, comme la fusée en gerbe épanouie,Déchire ce brouillard avec ses flèches d'or !Qu'elle vienne inspirer, ranimer, ô génies,Mes chansons, comme un ciel d'automne rembrunies,15Et jeter dans mes yeux son magique reflet,Et longtemps, s'éteignant en rumeurs étouffées,Avec les mille tours de ses palais de fées,Brumeuse, denteler l'horizon violet !
Victor Hugo, Les Orientales, XXXVI (1829) · Lire l'œuvre
Étude de la langue : exercices sur « Rêverie » (fiche de 2023)
La rue assourdissante autour de moi hurlait.Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,Une femme passa, d'une main fastueuseSoulevant, balançant le feston et l'ourlet ;5Agile et noble, avec sa jambe de statue.Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,Dans son œil, ciel livide où germe l'ouragan,La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté10Dont le regard m'a fait soudainement renaître,Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !
Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, « Tableaux parisiens », XCIII (1861) · Lire l'œuvre
Constantin Guys, Parisienne vue de dos, mine de plomb, encre et lavis (Metropolitan Museum of Art) ✱Guys, que Baudelaire admirait, dessine une passante qui soulève sa robe : « balançant le feston et l'ourlet ».Domaine public · Wikimedia CommonsCarte mentale de l'étapesonnetVoir dans le Lexique →
Il pleure dans mon cœurComme il pleut sur la ville ;Quelle est cette langueurQui pénètre mon cœur ?5Ô bruit doux de la pluiePar terre et sur les toits !Pour un cœur qui s'ennuie,Ô le chant de la pluie !Il pleure sans raison10Dans ce cœur qui s'écœure.Quoi ! nulle trahison ?…Ce deuil est sans raison.C'est bien la pire peineDe ne savoir pourquoi15Sans amour et sans haineMon cœur a tant de peine !
Paul Verlaine, Romances sans paroles, « Ariettes oubliées », III (1874) · Lire l'œuvre
Gustave Caillebotte, Rue de Paris, temps de pluie, huile sur toile, 1877 (Art Institute of Chicago) ✱« Il pleut sur la ville » : pavés mouillés, parapluies et passants dans un Paris gris.Domaine public · Wikimedia Commons« Le ciel est, par-dessus le toit… »
Le ciel est, par-dessus le toit, Si bleu, si calme !Un arbre, par-dessus le toit, Berce sa palme.5La cloche, dans le ciel qu'on voit, Doucement tinte.Un oiseau sur l'arbre qu'on voit Chante sa plainte.Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,10 Simple et tranquille.Cette paisible rumeur-là Vient de la ville.– Qu'as-tu fait, ô toi que voilà Pleurant sans cesse,15Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà, De ta jeunesse ?
Paul Verlaine, Sagesse, III, 6 (1881), poème écrit dans la prison de Mons · Lire l'œuvre
À la musique Place de la Gare, à Charleville.Arthur Rimbaud1854 – 1891
Sur la place taillée en mesquines pelouses,Square où tout est correct, les arbres et les fleurs,Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs4Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses.– L'orchestre militaire, au milieu du jardin,Balance ses schakos dans la Valse des fifres :Autour, aux premiers rangs, parade le gandin ;8Le notaire pend à ses breloques à chiffres.Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs :Les gros bureaux bouffis traînant leurs grosses damesAuprès desquelles vont, officieux cornacs,12Celles dont les volants ont des airs de réclames ;Sur les bancs verts, des clubs d'épiciers retraitésQui tisonnent le sable avec leur canne à pomme,Fort sérieusement discutent les traités,16Puis prisent en argent, et reprennent : « En somme !… »Épatant sur son banc les rondeurs de ses reins,Un bourgeois à boutons clairs, bedaine flamande,Savoure son onnaing d'où le tabac par brins20Déborde – vous savez, c'est de la contrebande ; –Le long des gazons verts ricanent les voyous ;Et, rendus amoureux par le chant des trombones,Très naïfs, et fumant des roses, les pioupious24Caressent les bébés pour enjôler les bonnes…– Moi, je suis, débraillé comme un étudiant,Sous les marronniers verts les alertes fillettes :Elles le savent bien ; et tournent en riant,28Vers moi, leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes.Je ne dis pas un mot : je regarde toujoursLa chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles :Je suis, sous le corsage et les frêles atours,32Le dos divin après la courbe des épaules.J'ai bientôt déniché la bottine, le bas…– Je reconstruis les corps, brûlé de belles fièvres.Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas…36– Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres…
Arthur Rimbaud, « À la musique », poème de 1870 (« Cahier de Douai ») · [v. 10 : « traînant » ou « traînent », à vérifier dans l'édition] · Lire l'œuvre
Édouard Manet, La Musique aux Tuileries, huile sur toile, 1862 ✱Des bourgeois endimanchés écoutent un concert en plein air, comme sur la place de la Gare du poème.Domaine public · Wikimedia Commons
C'est un trou de verdure où chante une rivière,Accrochant follement aux herbes des haillonsD'argent ; où le soleil, de la montagne fière,Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.5Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme10Sourirait un enfant malade, il fait un somme :Nature, berce-le chaudement : il a froid.Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Arthur Rimbaud, « Le Dormeur du val », octobre 1870 · Lire l'œuvre
Heureux qui dans sa ville, hôte de sa maison,Dès le matin joyeux et doré de la vieGoûte aux mêmes endroits le retour des saisonsEt voit ses matinées d'un calme soir suivies.5Fidèles et naïfs comme de beaux pigeonsLa lune et le soleil viennent sur sa demeure,Et, pareille au rosier qui s'accroît de bourgeons,Sa vie douce fleurit aux rayons de chaque heure.Il va, nouant entre eux les surgeons du destin,10Mêlant l'âpre ramure et les plus tôt venues,Et son cœur ordonné est comme son jardinPlein de nouvelles fleurs sur l'écorce chenue.Heureux celui qui sait goûter l'ombre et l'amour,De l'ardente cité à ses coteaux fertiles,15Et qui peut, dans la suite innombrable des jours,Désaltérer son rêve au fleuve de sa ville…
Anna de Noailles, Le Cœur innombrable (1901) · [vers 10 à vérifier dans l'édition du Cœur innombrable] · Lire l'œuvre
Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienneLa joie venait toujours après la peine5 Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeureLes mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe10Des éternels regards l'onde si lasse Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeureL'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va15 Comme la vie est lenteEt comme l'Espérance est violente Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeurePassent les jours et passent les semaines20 Ni temps passé Ni les amours reviennentSous le pont Mirabeau coule la Seine Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure
Alfred Stieglitz, The Flatiron (le Flatiron Building à New York), photographie, 1903 (Metropolitan Museum of Art) ✱Un gratte-ciel de New York, la ville qui a d'abord « confondu » Senghor par sa beauté.Domaine public · Wikimedia Commons
Louis Aragon, « Les Ponts-de-Cé » (poème intitulé « C »), Les Yeux d'Elsa, 1942
« J'ai traversé les Ponts-de-Cé / C'est là que tout a commencé »
Louis Aragon, « C », Les Yeux d'Elsa (1942), v. 1-2 · texte distribué en classe
Paul Éluard, « Dans Paris »
Dans Paris, il y a une rue ; dans cette rue, il y a une maison ; dans cette maison, il y a un escalier ; dans cet escalier, il y a une chambre ; dans cette chambre, il y a une table ; sur cette table, il y a un tapis ; sur ce tapis, il y a une cage ; dans cette cage, il y a un nid ; dans ce nid, il y a un œuf ; dans cet œuf, il y a un oiseau.
L'oiseau renversa l'œuf ; l'œuf renversa le nid ; le nid renversa la cage ; la cage renversa le tapis ; le tapis renversa la table ; la table renversa la chambre ; la chambre renversa l'escalier ; l'escalier renversa la maison ; la maison renversa la rue ; la rue renversa la ville de Paris.
« Dans Paris », texte du cahier de travail
Jacques Prévert, « Le désespoir est assis sur un banc », Paroles, 1946
« Il faut passer et presser le pas »
Jacques Prévert, Paroles (1946) · texte distribué en classe
Léopold Sédar Senghor, « New York », Éthiopiques, 1956
« New York ! D'abord j'ai été confondu par ta beauté »
Léopold Sédar Senghor, « New York », Éthiopiques (1956), v. 1 · texte distribué en classe
« De ma fenêtre on voit » (2020) · calligramme de la ville (2020, 2025)
1. « De ma fenêtre on voit » : un poème collectif
En mai 2020, les élèves de 4e3 et de 4e4 ont écrit un poème collectif dans un document partagé : chacun a écrit à la suite des autres, en signant de son nom. Les fenêtres donnent sur des rues désertes, de rares passants masqués, des oiseaux, un mur, un toit gris, le printemps arrivé.
Mode révision : les définitions sont cachées. Dis-les à voix haute, puis touche une fiche ou une branche pour vérifier.
Les cartes mentales ✱
Une carte par mot important : au centre le mot, autour ses synonymes, ses contraires, sa famille, son origine, ses expressions et les œuvres où il compte. Lis-la, cache-la, puis redessine-la de mémoire.
versus latin : sillon, ligne d'écriture, vers (de vertere, tourner)
facere latin : faire
versificatio latin : art de faire des vers
Expressions
compter les syllabes : mesurer la longueur d'un vers
décrire la forme d'un poème : strophes, vers, rimes
les règles de la versification : celles du vers régulier
Références culturelles
Pierre de Ronsard, Abrégé de l'art poétique français, 1565Ronsard y donne aux jeunes poètes les règles du vers français, dont l'alternance des rimes masculines et féminines.
Nicolas Boileau, L'Art poétique, 1674Boileau fixe en vers les règles classiques : césure, refus de l'hiatus, clarté du sens.
Victor Hugo, Les Orientales, 1829Hugo y varie sans cesse les mètres et les strophes : une démonstration de virtuosité.
Paul Verlaine, « Art poétique », 1882Ce poème sur l'art des vers réclame la musique, le vers impair et une rime assagie.
villagen. m.villageoisn. m.villan. f.villégiaturen. f.bidonvillen. m.
Champ lexical
ruefoulepassantpontquartierlumières
Étymologie
villa latin : ferme, domaine rural
civitas latin : ensemble des citoyens, d'où « cité »
urbs latin : la ville, d'où « urbain »
Expressions
le rat de ville et le rat des champs : l'opposition ville / campagne chez La Fontaine
la Ville Lumière : surnom de Paris
en ville : au centre, hors de chez soi
Références culturelles
Jean de La Fontaine, Fables, 1668« Le Rat de ville et le Rat des champs » oppose vie urbaine et vie rustique.
Charles Baudelaire, « Tableaux parisiens », Les Fleurs du mal (2e éd.), 1861Section consacrée à Paris, à ses passants, à ses misères et à ses métamorphoses.
Émile Verhaeren, Les Villes tentaculaires, 1895La ville moderne et industrielle y apparaît comme une pieuvre qui dévore les campagnes.
Guillaume Apollinaire, « Zone », Alcools, 1913Apollinaire déambule dans un Paris moderne de rues industrielles, d'affiches et d'avions.
Vers sans mètre fixe ; verset : long vers libre, proche de la prose rythmée.
EEuphémisme
Figure qui atténue une réalité pénible (« il dort » pour « il est mort »).
CChute
Fin surprenante d'un poème, qui en éclaire le sens.
ÉÉros et Thanatos
L'Amour et la Mort, souvent associés en poésie.
Le répertoire de vocabulaire (liste établie en classe, juin 2020)
Aatours
parures, vêtements élégants
Motmauresque
Sensdans le style des Maures
Bbreloque
petit bijou pendant
Motmécène
Senspersonne riche qui protège un artiste
Cchenu
blanchi par l'âge
Motmesquin
Senspetit, sans grandeur
Ccornac
guide, accompagnateur
Motonnaing
Senspipe d'Onnaing
Ccoteau
petite colline
Motortolan
Senspetit oiseau, mets de luxe
Ccouac
fausse note
Motpioupiou
Sensjeune soldat (familier)
Ddébraillé
mal habillé
Motpoussif
Sensqui s'essouffle
Eenjôler
séduire par la flatterie
Motquelque (sing.)
Sensun certain, un… quelconque
Ffaire fi de
mépriser
Motramure
Sensensemble des branches
Ffifre
petite flûte aiguë
Motrelief
Sensreste d'un repas
Ggandin
jeune élégant ridicule
Motrentier
Sensqui vit de ses rentes
Llorgnon
lunettes sans branches
Motrôt
Sensrôti
Sschako
chapeau militaire
Motsurgeon
Sensjeune pousse
Ttisonner
remuer les tisons
Motvolant
Sensbande de tissu froncée d'une robe
✱Sources : documents de la séquence « La ville en poésie : parcours poétique », classe de 4e, collège Victor-Hugo : cahier de travail « mai-juin 2020 » (classes de 4e3 et 4e4), repris en mai-juin 2023 (4e2) et en mai-juin 2025 (diaporama du cahier) ; liste du répertoire de vocabulaire (juin 2020) ; feuillet de poèmes complémentaires (mai 2020) ; notes sur Rimbaud et « Le Dormeur du val » (mai 2020) ; poème collectif « De ma fenêtre on voit » (mai 2020) ; fiche « Dormeur du val, 4e » (juin 2021) ; fiche de cours « La Ville en poésie : Parcours poétique » (juin 2023) ; document « calligramme / ville » (mai 2025). Textes de La Fontaine, Hugo, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Anna de Noailles, Apollinaire et Éluard reproduits ; textes d'Aragon, Prévert, Queneau et Senghor seulement résumés (textes distribués en classe).
15IAPour aller plus loin
Activités avec l'IA ✱
Ces activités sont différentes des exercices du cours : elles se font avec un assistant d'intelligence artificielle, en classe ou à la maison. Elles ont été rédigées pour le site avec l'aide d'une IA (signe ✱).
Trois règles avant de commencer
L'IA ne fait pas le travail à ta place : tu écris d'abord, elle t'aide à vérifier ou à aller plus loin.
Ne donne jamais ton nom, ton établissement ni rien de personnel.
L'IA se trompe souvent : elle invente des citations, des dates, des faits. Vérifie toujours dans ton manuel.
1
À une passante : ma lecture et celle de l'IA
En classe25 min
Objectif. Comprendre le sonnet de Baudelaire (temps verbaux, Éros et Thanatos) et comparer son analyse avec celle de l'IA.
Réponds d'abord seul au questionnaire sur « À une passante ».
Ton professeur colle le poème dans l'IA devant la classe.
Comparez point par point : forme du sonnet, temps verbaux, amour et mort.
Note une idée de l'IA à garder et une idée à corriger.
À écrire à l'IA
Voici le poème « À une passante » de Charles Baudelaire : [colle le poème du manuel]. Explique pourquoi c'est un sonnet, comment les temps des verbes changent, et comment l'amour et la mort se mêlent. Cite les vers exacts.
Garde ton esprit critique. L'IA peut se tromper sur les temps verbaux ou donner une analyse vague. Vérifie chaque citation et chaque temps dans le texte.
2
Frise des treize poètes : vérifier l'IA
En classe ou à la maison20 min
Objectif. Revoir la frise chronologique littéraire du cahier en contrôlant les dates données par l'IA.
Ouvre la frise chronologique du cahier de poésie.
En classe avec le professeur, ou chez toi avec l'accord d'un adulte, pose la question à l'IA.
Compare chaque date et chaque recueil avec ta frise.
Entoure les erreurs et compte-les.
À écrire à l'IA
Range dans l'ordre chronologique ces poètes : La Fontaine, Hugo, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Anna de Noailles, Apollinaire, Aragon, Éluard, Prévert, Queneau, Senghor. Pour chacun, donne le siècle et un recueil célèbre. Si tu n'es pas sûr, écris «? ».
Garde ton esprit critique. L'IA se trompe parfois de recueil ou de dates. C'est ta frise qui fait foi ; tout ce qu'elle ne confirme pas reste « à vérifier ».
3
Écrire la ville : ma fenêtre relue
À la maison35 min
Objectif. Relire son poème « De ma fenêtre on voit » ou son calligramme de la ville.
Écris d'abord ton poème seul.
Avec l'accord d'un adulte, copie-le dans l'IA avec la consigne ci-dessous.
Compare ses remarques avec la fiche « Comment décrire un poème ».
Corrige seul, puis justifie en deux phrases les conseils gardés et refusés.
À écrire à l'IA
Voici un poème que j'ai écrit sur la ville vue de ma fenêtre : [colle ton poème]. Dis-moi quelles images sont réussies et lesquelles sont banales, et si mes vers libres ont un rythme. Ne réécris pas mon poème.
Garde ton esprit critique. L'IA a tendance à tout trouver « réussi » : demande-lui de citer le vers précis. Une remarque qui pourrait s'appliquer à n'importe quel poème ne t'aide pas.
4
Le Rat de ville contre la classe
En classe20 min
Objectif. Débattre de la question « La ville, lieu de tous les possibles ? » en s'appuyant sur les poèmes du cahier.
Relis « Le Rat de ville et le Rat des champs » et un poème mélancolique (Verlaine ou Prévert).
Ton professeur demande à l'IA de jouer le Rat de ville.
Par groupes, répondez-lui avec une citation de la fable et une citation d'un autre poème.
Notez les arguments de l'IA qui ne viennent d'aucun texte.
À écrire à l'IA
Tu es le Rat de ville de la fable de La Fontaine. Tu défends l'idée que la ville est le meilleur endroit pour vivre. Réponds aux objections d'élèves de 4e en trois phrases maximum à chaque fois.
Garde ton esprit critique. L'IA prend souvent des arguments modernes (transports, magasins) qui n'ont rien à voir avec les poèmes. Un bon argument dans ce débat s'appuie sur un texte.
✎Pour l'enseignant
Fiches d'activité d'une heure
15 fiches avec corrigé, prêtes à photocopier
06
Treize poèmes pour dire la villeEntrer dans le parcours : faire des hypothèses à partir des treize titres, situer les poèmes sur une frise chronologique, puis appliquer à une fable de La…
07
Le Rat de ville et le Rat des champsLire la fable à plusieurs voix, observer ses vers de sept syllabes et ses rimes, comparer la vie en ville et la vie aux champs, puis dégager la morale et…
08
Rêverie, une ville surgie du rêveComprendre comment Hugo oppose un paysage d'automne réel à une ville imaginaire, analyser les images qui la font surgir et le rôle qu'elle joue pour le poète…
09
Rêverie, étude de la langueFaire les deux exercices de langue du cours sur « Rêverie » : analyser la formation de trois mots du poème, puis découper la première strophe en propositions…
10
À une passante, une rencontre dans la rueRépondre aux quatre premières questions du questionnaire du cahier sur « À une passante » : l'atmosphère de la rue, le mouvement des strophes, la situation…
11
À une passante, du récit au regretDécrire la forme du sonnet, opposer les quatrains et les tercets, relever et expliquer les temps verbaux du poème (questions 5 à 7 du cahier), puis comprendre…
12
Il pleure dans mon cœur, la musique de la mélancolieComprendre comment Verlaine fait de la pluie sur la ville le miroir de sa tristesse, observer la musique du poème (vers courts, rimes, reprises, sons), puis le…
13
Deux poèmes de Verlaine, la ville et la tristesseLire « Le ciel est, par-dessus le toit… », en décrire la forme, puis le comparer méthodiquement à « Il pleure dans mon cœur… » (temps qu'il fait, place de la…
14
À la musique, Rimbaud se moque des bourgeoisComprendre la scène décrite, définir les mots rares du poème qui figurent dans le répertoire de la classe, analyser la satire des bourgeois, puis le contraste…
15
Le Dormeur du val, relire après la chuteRépondre aux questions du cours sur « Le Dormeur du val » : temps des verbes, analyse logique, adjectifs, puis figures de style (répétition, euphémisme, chute)…
16
La cité natale, le bonheur de rester chez soiComprendre l'éloge de la vie passée dans sa ville natale, observer la construction en boucle du poème et ses comparaisons, puis écrire deux quatrains d'éloge…
17
Le pont Mirabeau, ce qui passe et ce qui demeureDécouvrir un poème sans ponctuation en essayant de le ponctuer, opposer ce qui passe et ce qui demeure, comprendre le rôle du refrain et de la reprise finale…
18
Dans Paris, un poème en prose qui s'emboîteComprendre pourquoi un texte sans vers peut être un poème, analyser la construction en emboîtement puis en renversement de « Dans Paris », et écrire un poème…
19
De ma fenêtre on voit, écrire la villeS'appuyer sur deux poètes « à la fenêtre » (Verlaine, Hugo) pour écrire un poème en vers libres sur la ville vue de sa fenêtre, puis l'ajouter au poème…
20
Le tableau du parcours, bilan de la séquenceFaire le bilan du parcours : compléter le tableau de la fiche de cours en décrivant la forme des poèmes, observer l'évolution des formes du XVIIe au XXe…
Les fiches d'activité et leurs corrigés sont réservés aux professeurs : comment y accéder.